Il y eut avant. On l’a appelé l’ère moderne, industrielle, technique, scientifique, cartésienne, aristotélicienne. Celle qui a historiquement suivi la Renaissance qui suivait le moyen âge, qui suivait l’antiquité, qui suivait la préhistoire. Toutes des ères à l’échelle humaine. Et puis, il y a eu l’après.
Après LA BOMBE et ce fut le début d’un temps nouveau. Des massacres et des génocides l’humanité en a créé son lot. Déjà les armes automatiques de la 1e guerre mondiale et les tapis de bombes venues du ciel la préludaient. Mais il fallait des tonnes et des tonnes de matière explosive, des nuées de bombardiers pilotés par des humains contre d’autres humains.
Mais là… 1 seule petite bombe appelée Little Boy par dérision pour sa taille et 140 000 morts en quelques secondes. Sans compter l’horreur imprévisible, indescriptible des retombées radioactives dont on n’a pas fini d’en effacer les conséquences. Avec cette première bombe atomique sur Hiroshima le 6 août 1945, notre monde a débordé l’échelle humaine pour basculer dans l’ère de la DÉMESURE où le ciel, où l’espace ne seront jamais plus la limite. (C’est ici que T-Bear s’était arrêté hier à cause de sa migraine). Sa conquête a placé l’homme en orbite, puis sur la lune et maintenant sur Mars et bientôt dans les étoiles. Il n’y a même pas 100 ans, beaucoup de scientifiques croyaient encore que la voie lactée était l’univers et que notre soleil en était le centre. Il y a 20 ans, la plupart d’entre eux doutaient qu’il puisse y avoir dans l’univers d’autres planètes habitables. Il y a seulement quelques années, on était persuadé que notre univers de matière et de lumière était unique. Et voici qu’avec la découverte du boson de Higgs (ou de son équivalent), l’inconcevable devient possible. Notre univers pourrait être l’un parmi tant d’autres, comme notre galaxie en est une parmi des millions, comme on découvre chaque jour une exoplanète similaire à la notre. Mais pas besoin d’aller si loin, la démesure est devenue notre ordinaire dans les dettes, dans notre boulimie de consommation, d’énergie, de technologie, de… À chacun de nous de faire sa liste. Bonne ou mauvaise cette démesure ? Pas le temps de penser, le courant est trop rapide, tantôt nous immergeant dans l’horreur, tantôt nous émergeant dans un conte de fèe à la "curiosity" qui nous redonne l’espoir. On va où le torrent de la démesure nous entraîne cherchant désespérément de l’air entre 2 goulées.
N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre
aujourd’hui : De la garderie à l’université.




Encore un sujet sur lequel il y a à dire et à redire Robert. Alors je lis, je suis, même si je ne commente pas tout le temps.
Tout est dans l’orbite, même ta migraine.
Oh oui et à chacun d’en tirer la substantifique moelle. C’est ça le merveilleux de la diversité.