À l’âge des cent soucis

Émile derrière Mathis derrière Rohan – T-Bear

On dit que l’enfance est l’âge de l’insouciance. Quelle blague ! À part le fait que les mots riment, ça ne rime à rien. T-bear en veut pour preuve presque 1h passée à noter tout ce qui est arrivé à son petit fils Rohan et à ses cousins Émile et Mathis. 

Rohan en clone – T-Bear

Pendant que Rohan s’imagine en clone (guerre des étoiles) massacrant ses ennemis avec une épée lazer, Mathis vient lui piquer sa voiture préférée. Dispute, accrochages. Ils se font réprimander par la juge en chef (qui est aussi inspecteur de police, policière, infirmière, cuisinière, ménagère, monitrice, chauffeur et parfois tout ça simultanément) Sara la maman de Rohan. Celui-ci récupère la voiture, mais de dépit, Mathis lance contre le mur une figurine qu’il croit appartenir à Rohan mais qui est à Émile. Un morceau de l’objet est cassé. La policière doit encore intervenir. Tout ce beau monde réconcilié saute sur les canapés et le pouf. Pouf ! Chute d’Émile qui pleure en accusant les autres. Intervention cette fois de l’inspecteur Sara abusée par la conviction du faux témoignage. Les 2 non-responsables vont s’asseoir en pénitence dans l’escalier en chialant comme de raison contre le déni de justice. Après la pluie, le beau temps, nouvelle réconciliation. Les trois se construisent chacun un chateau avec toutes sortes d’objets. Prodige d’imagination, d’ingénierie et d’équilibre, T-Bear est en admiration.

sauter sur le canapé – T-Bear

Le chat gratte à la porte. Rohan va lui ouvrir. Pour le remercier, le chat bouscule son chateau qui s’écroule. Ô Pleurs, ô désespoir. Sa maman vient le consoler. Un rayon de soleil, maman décide de sortir avec toute la progéniture qui se balance (heureusement il y a 3 balançoires) pendant que Maman ratisse les feuilles tout en bavardant avec T-Bear, 1 oeil et 2 oreilles accrochés aux marmots. Fatigués de la balançoire, ils s’entendent pour jouer à tag (attrape). Très rapidement Émile trouve que c’est nul et décide unilatéralement d’imposer un jeu qu’il est en train d’inventer. Comme c’est casse-cou, les 2 autres acceptent en trépignant de joie et commencent à libérer leur fou en hurlant et en se bousculant. La policière juge que c’est un peu trop dangereux et décide d’interrompre la partie. Protestations véhémentes d’Émile l’inventeur qui va bouder dans son coin pendant que les 2 autres élaborent un autre jeu plus calme das le carré de sable. Émile lassé de bouder tout seul veut rejoindre les 2 autres dans leur jeu qu’ils ne veulent pas étendre à un troisième. Le ton monte. Émile frustré donne un coup de pied dans ce que les 2 autres ont édifié. Mêlée générale dans laquelle intervient la policière, l’inspecteur, la juge et de nouveau la policière puis au final la juge pour le verdict. Pleurs et grincements de dents, cris et chuchotements. La fronde monte dans un front commun contre Sara. La colère gronde mais les estomacs du triumvirat aussi. Perspicace, la maman cuisinière claironne l’appel au goûter. Ruade dans les escaliers pour rentrer. La perspective d’un ventre plein efface toute rebellion.

merveille de l’amitié – photographe no identifié

Tout ce monde rassasié est de bonne humeur. Maman allume la télé, les 3 compères se mettent à danser ou plutôt à trépigner dans  une chorégraphie désarticulée plutôt arythmique. La soeur Charlotte (double de leur âge respectif) rentre à ce moment là de l’école, regarde avec dédain les garçons caoutchoucs en train de se démantibuler, trouve que c’est nul et veut leur montrer la VRAIE façon de danser. Les garçons humiliés se moquent d’elle. Elle râle auprès de la juge qui trouve comme solution de lui faire faire ses devoirs. Protestations véhémentes de l’élève contre la monitrice… Et il nest que 15h30. En moins d’une heure regardez le nombre d’émotions, de tracas et de désagréments auxquels ces 3 gamins qui s’aiment pourtant bien ont dû faire face. Et c’est à longueur d’heure, de journée, de semaine, de mois et d’année comme ça. Aucun adulte ne pourrait RELATIVEMENT y résister sans se retrouver à l’hôpital. À la différence que si les soucis des enfants sont bien réèls et en avalanche, dès qu’ils se sont dissipés, ils sont INSTANTANÉMENT OUBLIÉS comme orage de printemps à la première percée de soleil. Tandis que bien qu’heureusement moins nombreux, les problèmes de l’adulte prennent PROPORTIONNELLEMENT plus de place et  d’importance parce que l’adulte a perdu cette faculté de les OUBLIER aussi facilement dès qu’ils sont résolus. En s’étirant dans le temps à travers peurs, frustrations et rancunes, ils restent profondément gravés dans sa mémoire. Et c’est pour ça qu’ils paraissent beaucoup plus conséquents que ceux d’un enfant. En tout cas, le vieux T-Bear qui n’avait rien fait d’autre qu’observer les petits en était complètement épuisé pour eux… et encore plus pour la femme-orchestre qu’ils appellent Maman ou Sara.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Obama 2 !

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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4 commentaires pour À l’âge des cent soucis

  1. rachel rheault dit :

    Fiou, que je suis donc fatiguée.

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  2. Caro dit :

    Une grosse bises compatissante de ma part à Sara …

    J'aime

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