Au plaisir de lire : les livres de la semaine.

Bon, ça y est, T-Bear est plongé dans la 5e larme d’Obéron et il a fallu que son nez pique dans le livre hier soir pour qu’il se décide à le laisser pour aller se coucher. Passionnant et en même temps tellement de sujets de réflexion. Mais avant de se jeter à nouveau dans cette lecture, T-Bear veut vous parler des 2 livres qui l’ont précédée et qu’il vient de rendre à la bibliothèque.

Stephani Meunier

Stephani Meunier

Commençons par la découverte d’une jeune écrivain Québécoise (c’est comme ça que s’épelle son prénom) Stephani Meunier dont le livre « on ne rentre jamais à la maison » a beaucoup, beaucoup plu à T-Bear tant par son écriture que par la pensée qu’elle transcrit. Jamais_a_la_maisonTrois personnages principaux, trois éléments d’intrigue. La personnalité magique de sa maison d’enfance hante Pierre Paul presque autant que la disparition mystérieuse de son amie d’enfance, Charlie, son amour de pré-adolescent. Et en deus ex machina, Clara, la soeur de Charlie qu’elle n’a jamais connue puisqu’elle même a été conçue après sa disparition par ses parents pour illusoirement LA remplacer. Ce qui a d’autant plus touché T-Bear qui a lui aussi vécu son enfance et sa jeunesse avec le fantôme de son frère aîné mort étrangement à l’âge de 15 ans d’une décharge de fusil de chasse à la fin de la guerre, alors que T-Bear avait 5 ans. Le livre a été édité par Boréal au 1e trimestre 2013. Avant de vous parler du deuxième livre et tant qu’à être dans les découvertes, T-Bear a acheté pour même pas une poignée de dollars sur Amazone Kindle un livre numérique intitulé « 7 minutes entre 2 mondes » qu’il a lu d’une traite sur sa tablette en attendant qu’on pose des pneus d’hiver sur sa voiture. Eva DupeaSa toute jeune auteure Française, Eva Dupea, ne publie qu’en cyber livre et elle a de plus en plus de succès. T-Bear aime la façon dont elle se décrit elle-même sur son blog :  Certains se disent « auteur », d’autres préfèrent « écrivain ». Moi je ne suis qu’une voix, venue vous conter les histoires de mes personnages. Je puise mon inspiration dans mon vécu, dans les rencontres que la vie m’amène à faire, dans un regard, une mélodie… Ecrire est une passion, un besoin quotidien de venir rendre visite à mes personnages, d’intégrer leurs mondes le temps d’un instant. Je vous invite à me rejoindre, à venir arpenter mon univers fantastique. Je vous souhaite une bonne lecture et une agréable balade ! 7 mnutes entre 2 mondesLe roman raconte l’expérience d’une jeune femme qui a un accident mortel en lisant un SMS tout en conduisant sa voiture. Dans le coma, un « accompagnateur » vient la récupérer pour la préparer à la mort. Mais comme on n’écoule pas son temps de la même façon dans l’autre monde, les 7 minutes de coma sur terre représenteront plusieurs journées dans l’au-delà et là, ô surprise ! Les 2 vont tomber amoureux l’un de l’autre. l’héroïne va-t-elle ressusciter et perdre son amour des limbes ou passer définitivement dans l’autre monde sans certitude de continuer cette passion incongrue ? T-Bear vous laisse lire la suite en commandant sur Amazone ce roman. Un beau moment de plaisir et d’enchantement. Romain GaryPlaisir oui, enchantement moins dans ce classique de Romain Gary « Éducation Européenne » paru en 1956 et que T-Bear a relu avec d’autres yeux après 57 ans. Romain Gary a écrit ce livre pendant la 2e guerre mondiale entre 2 missions et a remporté pour ce roman le prix des critiques en 1945. educationeuropeenne1C’est l’histoire d’un adolescent Polonais mélomane devenu partisan après que son père eusse été fusillé par les Allemands. Douloureux mais magnifique témoignage écartelé entre l’espoir d’un monde nouveau et la folie destructrice présente de la guerre, entre la musique, sublimation du cerveau humain et en même temps, cet effondrement de la même intelligence dans la cruauté et la violence destructrice. Pourquoi ce titre de Éducation Européenne ? Lisons comment cet adolescent de 15 ans désespéré exprime sa détresse en ces mots hélas toujours d’actualité, comme si génération après génération les humains n’avaient rien appris et rien compris : « En Europe, on a les plus vieilles cathédrale et les plus célèbres universités, les plus grandes librairies et c’est là qu’on reçoit la meilleure éducation – De tous les coins du monde on vient en Europe pour s’instruire. Mais à la fin, tout ce que cette fameuse éducation européenne vous apprend, c’est comment trouver le courage et de bonnes raisons, bien valables, bien propres, pour tuer un homme qui ne vous a rien fait… un monde où tout est condamné à être comme au jour du premier crime, condamné à tuer et à mourir; où l’horizon est un passé toujours recommencé; ou l’avenir n’est qu’une arme nouvelle; ou les victoires ne signifient que les combats nouveaux; Oberon5_C1ou l’amour était une poudre dans les yeux; ou la haine enserrait les coeurs comme une prison de glace... » Oufff ! Après ce bain de réalisme, T-Bear qui a vécu lui aussi son enfance et toute sa jeunesse dans guerres et massacres préfère comme l’autruche cacher sa tête dans la fiction du fantastique et la 5e larme d’Obéron. Même si son auteur nous sert de miroir en nous mettant quelques réalités en face. La vérité y est moins dure à digérer.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : La facture de l’écoute.

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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