Comment un méchant gros ours mal léché devint un bon Chrétien.

Pour des raisons historiques, beaucoup de Québécois tricotés pure laine se disent athées, d’où toute cette campagne pour la laïcité dans ce projet de charte des valeurs Québécoises. quebec-ste-rose-du-nordN1427Même si ils ont déserté leurs églises le reste du temps, la plupart de ces fanas du laïc ne renoncerait pour rien au monde à Noël ou à Pacques. En fait, comme le Monsieur Jourdain de Molière faisait de la prose sans le savoir, les adeptes de l’athéisme sont de « monistes » sans même avoir l’idée de ce que ça mange en hiver et même en toutes saisons. T-Bear vous laisse méditer, chers monistes pour savoir si vous êtes un (e) moniste matérialiste ou spiritualiste en cliquant sur le lien suivant « MONISME » de Wikipedia. Bien que l’article ait quelques défaillances selon les avertissements préalables, c’est le plus complet que T-Bear ait pu trouver sur le sujet. Pour les paresseux du doigt sur le clavier, en gros toutes les religions « créationnistes » sont des fervents du « DUALISME » où la création se distingue de son créateur. Ça permet en général à la caste du clergé de se faire beaucoup de sous en servant d’intermédiaire entre le créateur providentiel et ses créatures qui se plaignent de souffrir un peu trop des malfaçons de sa création. Sans pour autant désirer du tout le remède le plus complet et le plus définitif à tous ces maux que le Créateur leur a offert en compensation : la mort. T-Bear suppose que les animaux en général sont tous des monistes sans le savoir. Voici une petite histoire qui va tout vous expliquer. T-Bear l’avait entendue il y a bien des années. Il pense même l’avoir lue dans un livre. Et puis elle a jailli inopinément dans son cerveau à son réveil ce matin et c’est pourquoi il la partage avec vous, arrangée à sa manière ça va de soi.

ourskodiak gueule ouverteComment un gros ours mal léché devint un bon Chrétien

Il était une fois un professeur de philosophie qui se déclarait ouvertement athée et se faisait un devoir de démontrer à ses élèves la vanité de toute croyance en l’existence de Dieu. Moniste convaincu, il expliquait que rien n’avait été créé par un quelconque démiurge mais que tout, de la particule à l’esprit, était à la fois un et tout dans un même principe universel. Ses cours étaient devenus célèbres et il faisait de plus en plus de disciples au grand dame de toutes les églises. Durant un voyage en Colombie Britannique au Canada (côté Pacifique), il se promena un jour en pleine sauvagerie bien loin de toute civilisation.

Près de Vancouver - photo Pascale Poudrette

Près de Vancouver – photo Pascale Poudrette

Avec raison, il s’extasiait devant toute cette splendeur. Il écoutait avec ravissement le ruissellement des eaux sur le gravier, le pépiement des oiseaux et le vent dans les arbres. La larme à l’oeil, il remerciait la nature et le grand principe pour tant de beauté et de bonheur… quand tout d’un coup il lui sembla entendre un grognement. Il se retourna et vit un énorme grizzly Kodiak gueule béante qui lentement mais sûrement se redressait en avançant vers lui ses énormes pattes griffues. Tétanisé par la peur notre philosophe s’écriât instinctivement : AH MON DIEU !!!.

Portrait d'un ours - Jill Greenberg

Portrait d’un ours – Jill Greenberg

Aussitôt tout se figeât autour de lui comme dans une bande dessinée et tout fut silence : les oiseaux bouche béante, le vent stoppé, l’eau immobilisée et l’ours arrêté dans son élan. Un faisceau de lumière aveuglante les enveloppa et une voix immense raisonna aux oreilles du professeur

– Ai-je bien entendu ? Toi, l’athée, tu as évoqué MON nom ?

– Ah mon Dieu, mon Dieu, puisque vous vous existez, je je vous vous en su supplie faites un un miracle pour me sau sauver et je de deviendrai votre adepte le plus fervent.

– Ah oui ? Et quel genre de miracle veux-tu que je fasse pour toi ?

– Euh… Ah… euh ben… Tenez, transformez cet ours dia diabolique en bon bon chrétien.

– Ainsi soit-il.

Et toute vie reprit son cours. Les oiseaux et le vent dans les arbres, l’écoulement de l’eau dans le ruisseau… et le gros ours retomba sur notre moniste dont il ne fit que 3 bouchées…

histoire-doursrEt c’est à ce moment là que le miracle se produisit, foi de T-Bear.

Le gros nounours sans prendre le temps de se bien lécher se mit à genoux, joignit ses pattes ensanglantées devant ses yeux fermés et dit avec piété :

MERCI MON DIEU POUR CE BON REPAS QUE VOUS M’AVEZ DONNÉ. 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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