Guignolée 1 : Barrage routier

Samedi 16 novembre. Temps idéal doux et ensoleillé pour le traditionnel barrage routier de la guignolée auquel T-Bear participe bénévolement pour la 3e année consécutive.

Intersection de Montée Masson et Grande Allée à Gauche - T-Bear

Intersection de Montée Masson et Grande Allée à Gauche – T-Bear

Rappelons qu’en cette période qui précède les fêtes de fin d’années, au Québec, c’est la tradition de passer la guignolée pour aider les plus démunis à franchir ce cape, quel que soit leur religion et leur ethnie, puisque le Québec a été formé, comme la plupart des nations, par une mosaïque d’immigrants d’un plus ou moins lointain arrivage, y compris les « premières nations » puisque 12 000 ans environ en arrière, aucun humain n’habitait encore notre pays semble-t-il. Et d’ailleurs, étaient de plusieurs ethnies les bénévoles qui participaient à ce barrage routier organisé par le comité d’entraide aux Lachenois à Lachenaie, ancien village fusionné maintenant avec Terrebonne. Il y avait même des étudiants du Bénin venus en renfort.

Ce bénévole n'était pas un Béninois mais un Québécois tricoté pure laine - T-Bear

Ce bénévole n’était pas un Béninois mais un Québécois tricoté pure laine – T-Bear

Depuis que s’est peu à peu laïcisée cette coutume qui remonte au XIXe siècle dans nos campagnes, la guignolée se fait maintenant en 3 temps dans les villes. Mi novembre, des compagnies, des médias d’information, les pompiers et des organismes d’entraide à but non lucratif bien entendu, organisent ce qu’on appelle un « barrage routier » sur des axes routiers déterminés par la municipalité. Le secteur est délimité par des cônes de protection et des affiches signalant le barrage, déjà annoncé par les médias locaux d’information. Dûment identifiés, les bénévoles recueillent dans une petite « chaudière » (genre seau de plage) l’argent que veulent bien y déposer au passage les automobilistes. Généralement, l’événement débute à 8h30 pour se terminer à 15h30, au moment où les derniers rayons horizontaux du soleil rendent l’opération dangereuse. Le barrage routier du comité d’entraide aux Lachenois a eu lieu aux intersections de la rue Grande Allée et de Montée Masson.

À 8h30 du matin, il faisait quand-même frisquet - T-Bear

À 8h30 du matin, il faisait quand-même frisquet – T-Bear

Ensuite, le premier dimanche de décembre les bénévoles passent la guignolée traditionnelle pour ramasser cette fois-ci des denrées alimentaires non périssables directement au porte à porte. Enfin, après tri de ces denrées et dons de commerces alimentaires, le centre d’entraide aux Lachenois procède à la distribution directe de paniers de Noël à des plus démunis qui ont été recensés et autorisés au préalable pour éviter tout abus et fraude.

T-Bear et sa "chaudière" - pris avec le téléphone à T-Bear

T-Bear, son identifiant au cou et sa « chaudière ». En après-midi il faisait doux – pris avec le téléphone à T-Bear

T-Bear a donc participé pour la 3e année à la première samedi de ces 3 phase et compte bien se joindre aux deux prochaines si sa santé le lui permet évidemment. Bien qu’issu d’une famille fortunée, l’immense orgueil de T-Bear l’a plongé à plusieurs reprise dans une misère profonde en ses débuts dans la vie d’adulte. Il a même failli mourir de faim pendant ses études universitaires au grand désespoir de ses parents, sans pour autant céder à sa vanité. Il ne regrette pas d’avoir passé cette dure mais enrichissante initiation. Chaque fois de parfaits inconnus sont venus à son secours juste au bon moment. Il est donc juste et normal que T-Bear rende la pareille suivant ses moyens et tant qu’il aura la santé. Le comité d’entraide aux Lachenois ne se contente pas de la guignolée pour aider. En plus d’une friperie gratuite, il y a aussi tous les mercredis distribution de nourriture aux personnes dans le besoin. Les produits distribués résultent d’une collecte hebdomadaire auprès de certains commerces participants.  En France, ce sont les « restos du coeur » créés par le si tant regretté Coluche qui nourrissent les plus démunis.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : La crise dans les cadeaux.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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