À la mémoire de Monic

Monic Sarrazin
il y a 16 heures via mobile
A partir de maintenant je vous demanderais d’enlever mon nom de votre liste. La où je suis je peux lire dans vos pensées .Adieu. Je vous attends dans l’autre monde.Je repose en paix.Monic.

exposé par Rose Pingouin

exposé par Rose Pingouin

Voici ce que T-Bear a reçu comme message ce matin sur son journal fesse-bouc. Il est allé immédiatement sur le site de Monic où il a retrouvé effectivement la même déclaration. Il a donc envoyé des missives tous azimuts à des connaissances communes sans obtenir de réponse. T-Bear avait connu Monic et son conjoint Michel en 2000 et 2001 au camping de Rustic Sand à Mexico Beach dans le panhandle de la Floride Il avait tout de suite sympathisé avec ces deux Québécois retraités de l’éducation. Même si Monic et Michel avaient ensuite préféré le sud de la Floride pour passer l’hiver, ils avaient continué à entretenir une correspondance avec T-Bear même pendant le séjour de celui-ci en France. À son retour de France, le contacte avait continué plutôt avec Monic sur fesse-bouc. Et puis, voici, ce matin cet étrange message. Monic et Michel étaient/sont  (?) des athées par conviction personnelle mais sans vouloir faire de prosélytisme comme certains. Lors de discussions avec T-Bear, ils pensaient que tout s’arrêtait avec la mort et que l’esprit ou âme se désintégrait en même temps que le corps puisqu’en fait ils ne faisaient qu’un sans distinction. Donc, pour eux la vie ne tenait que par le plaisir qu’on avait à vivre et ni l’un ni l’autre ne cachaient que le jour où pour une raison ou une autre la vie n’aurait plus de sens pour eux, ils y mettraient sans scrupule un point final. Donc, rien d’étonnant vraiment pour T-Bear dans le message ci-dessus puisqu’il allait dans la logique de leur pensée.

Photo Jacques Cardin

Photo Jacques Cardin

Il ressent une peine certaine normale et égoïste suite à la perte d’amis en espérant que le passage à trépas se soit fait dans de bonnes conditions, en douceur et sans douleur.  T-Bear ayant pour devise que puisque rien n’est certain tout est possible, respecte profondément les croyances et les volontés d’autrui tant qu’elles ne nuisent à personne. Le suicide répugne à beaucoup d’entre-nous non seulement à cause de la force de l’instinct de survie, non seulement parce qu’il est condamné par la plupart des religions et sociétés, mais surtout parce qu’il nous jette face à notre précarité et à notre peur de mourir, de cette mort pourtant inéluctable. En dehors de chagrins ou souffrances intolérables, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à mettre délibérément et rationnellement fin à sa vie, alors que tout le monde s’y accroche désespérément ? Ce qui l’on fait sciemment et consciemment ne sont plus là pour nous le dire. Justement, quelque chose dans le message de Monic intrigue T-Bear : ce rendez-vous dans l’autre monde. Monic se serait-elle mise à présumer d’un après ? Sans pour autant croire en un au-delà religieux qui condamne forcément un tel acte de prise en charge de son inéluctable fin. Mais nous ne pourrons plus en discuter du moins dans ce monde et à condition que l’autre existe.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Nucléaire Iran : envers et contre tous, Hollande ferme sur ses positions.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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2 commentaires pour À la mémoire de Monic

  1. Desole pour toi de la perte de tes amis. J’espere que, quelque soit la realite sur une eventuelle vie après la mort, tu te rejouisses des beaux moments que vous avez partages et qu’ils vivent magnifiques en toi longtemps.

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    • tbearbourges dit :

      Merci mon fils. À mon âge, il faut que je m’habitue à voir disparaître des amis avant que des amis et mes proches s’habituent à ma propre disparition. C’est la vie 😉 Maintenant, pour l’après le déluge, personne n’est réellement revenu pour nous rapporter ne serait-ce qu’un rameau d’olivier… même pas une colombe. Gros becs à toi et bon été en Australie.

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