Mission accomplie.

T-Bear fut samedi comme annoncé au 36e salon du livre de Montréal. Un monde !!! On se serait cru dans une grosse ville d’Asie, du Japon ou de la Chine au choix. salon-du-livre-genèveEt ceci dès l’ouverture, bien que le plus gros de la marée humaine soit arrivée aux alentours de midi trente, après le brunch familial du dimanche. Petits et grands, mosaïque de nationalité et de condition sociale, tous y étaient. Et dire que des alarmistes écrivent dans les journaux que les gens n’aiment plus lire… 131121_vc8ft_aetd-salonlivremontreal_sn635La première fois que T-Bear avait mis les pieds au salon du livre, c’était il y a 30 ans exactement, en 1983 en tant qu’écrivassier (sa modestie légendaire l’empêche de dire écrivain qui est une vénérable professions). C’était à son retour de la Baie James, de la grande sauvagerie et il se débattait avec un retour difficile à la civilisation et dans son couple. Il publiât à compte d’auteur aux éditions De Mortagne (disparues depuis et pas à cause de T-Bear) un essai sur les relations homme/femme justement qui s’intitulait « le syndrome du bourdon« . La centaine de page avait plu à la Ministre de la Condition féminine, Madame Pauline Marois, actuellement Première Ministre du Québec. Elle avait même écrit un fort gentil encouragement en postface du livre et une belle amitié s’était nouée jusqu’au départ de T-Bear Aux États Unis puis en France.

Mon Dieu qu'il était jeune le T-Bear à cette époque... et si tant plein d'espoir !!!

Mon Dieu qu’il était jeune le T-Bear à cette époque… et si tant plein d’espoir !!!

Il avait réussi à presque écouler ses 3000 volumes édités après s’être démené comme le Diable dans de l’eau bénite et grâce aussi à la faconde de Jacques Languirand, la vedette, qui fut son voisin de dédicace aux mêmes éditions De Mortagne. Et une fois tout payé, y compris aux gouvernements, il lui est revenu en poche la fabuleuse somme de 69$ de l’époque, soit environ 200$ de maintenant. Il s’était juré mais un peu tard qu’on ne l’y reprendrait plus, ce qui ne l’a jamais arrêté d’écrire nouvelles, romans et pièces de théâtre que par vanité il n’a jamais plus publiés. Écrire, peindre ou la musique est comme une drogue pour certains dont T-Bear, il ne peut s’en passer, pas plus que de lire ou bien de bouffer gourmand. Tout ce préambule pour vous dire combien par réminiscence de cette époque, il a été chagriné de voir tant de monde, tant de monde passer avec l’indifférence la plus totale devant un nombre incalculable d’écrivains qui, timidement, l’air gêné, se tenaient comme des poteaux derrière leur table de dédicace. Mais le pire pour ces pauvres artistes, c’est de voir cette faille tectonique, cet abysse entre leur désert et la file interminable de ceux qui attendent de faire dédicacer un bouquin par son auteur à succès. Quelquefois, la vedette n’a même pas écrit sa propre biographie parce qu’elle a utilisé pour le faire un « nègre » comme on dit dans le métier. Elle a juste signé son nom et ça se vend comme des petits pains chauds de la « shop à pain ». Alors que de véritables talents crèvent de faim à côté faute de publicité et de notoriété. Le désespoir des créateurs, l’horreur, de quoi se flinguer et être découragé à tout jamais sauf si on a le virus. T-Bear a réussi à rencontrer, à bavarder (stop aux commentaires à ce sujet) et à se faire dédicacer des livres par toute celle (il n’y en avait qu’une) et presque tous ceux qu’il tenait absolument à voir et à connaître autrement que par Internet.

Avec le grand sourire de Jean-Pierre Davidts

Avec le grand sourire de Jean-Pierre Davidts

Au grès des horaires de signature, il y a eu d’abord Jean-Pierre Davidts, le génial écrivain des 7 larmes d’Obéron. Beaucoup de plaisir à converser avec lui. Alors oui, bientôt tous ses livres seront en édition électronique par le distributeur Prologue.

Avec la gentillesse de Daniel Pennac

Avec la gentillesse de Daniel Pennac

Ensuite il a fait la longue, longue file pour saluer le célèbre Daniel Pennac. Que de gentillesse, que d’humanité et d’écoute chez cette grande vedette. Qualités de coeur que l’on retrouve tout au long de son oeuvre et plus particulièrement sur sa saga Malossène.

L'avenir prometteur avec Éric Dupont

L’avenir prometteur avec Éric Dupont

Gentillesse et convivialité aussi de Éric Dupont dont « la fiancée américaine » commence à devenir un best seller. Un roman fleuve dont on lit avec bonheur les 560 pages, avec cette touche de regret et de nostalgie qui traîne au coeur après qu’on l’ait fini parce qu’on voudrait que ça continue encore au moins pour mille et une autres pages.

le charme et le talent de Stephani Meunier

le charme et le talent de Stephani Meunier

Mais le coup de coeur de T-Bear est pour Stefani Meunier, non pas parce qu’elle est une femme… si un peu quand même, mais pour cette intelligence qui brille dans ses yeux noirs et son rire, sans compter son talent incomparable de faire parler chacun de ses personnages à la première personne pour mieux nous sensibiliser à leurs états d’âme sans pour autant qu’on s’y perde. Elle a très gentiment dédicacé sa dernière oeuvre « On ne rentre jamais à la maison » éditée chez Boréal que T-Bear avait emprunté à la bibliothèque mais qu’il a tenu à acheter pour pouvoir le savourer à nouveau. Hélas, la photo que Jacqueline a prise de Stefani Meunier et de T-Bear n’est pas bonne, c’est pourquoi il publie une photo officielle seulement. Malheureusement aussi, il n’a pu rencontrer ni François de Falkensteen et ni Dany Laferrière. Mais ce ne sera que partie remise, T-Bear n’a-t-il pas la vie devant lui (qui rétrécit pas mal, mais quand-même) ?

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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