Musique et paroles : Le géant et SA voix

Avec un peut de retard (puisqu’il est décédé un 14 juillet), en publiant l’intégrale de son oeuvre TRS veut commémorer la vingtième année de la mort du plus prolifique poète, auteur, compositeur, interprète Français de tous les temps : Léo Ferré.

Léo Ferré en 1974

Léo Ferré en 1974

Vingt ans déjà. C’est loin et c’est court. Ah ! Que notre perception du temps est relative !!! « Avec le temps va, tout s’en va » est peut-être sa chanson la plus connue.  Et mille et une fois interprétée par d’autres, car si Léo Ferré avait tout le reste, sa voix était fragile, même si la sonorité et le vibrato en étaient beaux. C’est la plus belle, la plus émotive voix du Québec qui lui a rendu en 1994 l’hommage le plus vibrant dans un coffret « On a marché sur l’amour : Renée Claude chante Léo Ferré ». Elle remporta en 1996 le prestigieux prix du disque de l’Académie Charles-Cros pour sa si tant superbe interprétation. C’est que Léo Ferré venait 1 an après sa mort de trouver SA VOIX en Renée Claude. Écoutez-la donc interpréter la même chanson « Avec le temps » et vous comprendrez pourquoi.  L’émotion va vous chercher jusqu’au fond de l’être. Pour vous en persuader davantage, écoutez cette interprétation d’une autre magnifique chanson de Ferré : Ne chantez pas la mort.  Et pourtant la plus belle voix, la plus belle émotion, la plus belle vibration du Québec n’est presque pas connue en France malgré ses prix du disque. C’est qu’elle n’a pas eu René Angélil comme impresario, amant, mari. De plus, elle est d’une timidité maladive et ne porte pas en elle le feu dévorant de l’ambition. Pourtant, au coeur des Québécois de sa génération, celle de T-Bear, elle restera LA VOIX des plus grands auteurs et compositeurs de la renaissance de la chanson Québécoise et aussi Française. Car, en dehors de Léo Ferré, elle a prêté sa voix à Gerorges Brassens dont elle est une fervente admiratrice.

Renée Claude - photo Jacques Nadeau

Renée Claude – photo Jacques Nadeau

C’est avec nostalgie que T-Bear lui rend hommage, mais pas le dernier car elle est toujours vivante et enfin HEUREUSE en sa soixante quatorzième année, bien que souffrant d’une fibromyalgie. Nostalgie parce qu’elle immortalise en lui cet immense rayon d’espoir du « Peace and love » et de liberté qui secouât le monde dans les années 70 du XXe siècle. T-Bear venait d’immigrer au Québec avec femme et fils pour y refaire et faire leur vie loin d’une Europe encore divisée, coincée entre ses monuments aux morts et encore et toujours à l’époque la conscription des chairs à canon dont il avait eut l’occasion de connaître les meurtrissures pendant son propre service militaire. Et voilà qu’à son arrivée en Amérique francophone, s’exhaussait sur toutes les radios Québécoises sa quête de bonheur et de paix universelle à travers cette voix vibrante qui chantait « C’est le début d’un temps nouveau« .  Et T-Bear comme tant d’autres y a cru, s’est battu pour cette promesse de lendemains radieux d’amour et de liberté. Hélas, la porte de ce fol espoir se referme lentement mais sûrement sur nous, pauvres peuples pris à la gorge par les tenailles de la finance et écrasés mentalement par l’étau de propagande des « Big Brother » de notre époque. Avec juste assez de confort pour nous conforter dans l’indifférence. L’indifférence que chante si bellement Renée Claude dans l’opéra « Nelligan« .  Pour mieux connaître cette merveilleuse chanteuse et revivre 50 ans d’histoire, regardez et écoutez ce superbe reportage qui vient de lui être dédié : Portrait de la chanteuse Renée Claude.  À la toute fin et malgré sa maladie et son âge, écoutez-la partager avec nous sa vie de femme enfin heureuse d’avoir trouvé depuis 26 ans LE compagnon, après tant de déchirure et presque de haine envers les hommes. Comme quoi il ne faut jamais désespérer. Un bien beau message en ce temps des fêtes. 

Dernier hommage particulier à Nelson Mandela décédé jeudi.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Les écoliers Québécois forts en maths, pourquoi…

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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