À la petite enfance…

La chaine de nos gènes

La chaine de nos gènes

Ce sont les gènes qui régissent l’espèce, le sexe, la taille, le poids, les couleurs de peau, de cheveux, des yeux et bien d’autres caractéristiques qui font un être unique d’un individu de la même espèce. C’est comme ça, on n’y est absolument pour rien, c’est la nature. Mais ce ne sont pas les gènes qui imposent à la petite enfance races, religions, cultures, langues et classes sociales. De maillons en maillons depuis bien avant l’homme du Cro-magnon, ce sont les adultes de son entourage qui enchaînent dès sa naissance le petit enfant dans les préjugés qu’on leur a inculqué. Il y a des époques plus ouvertes, plus tolérantes que d’autres. Comme si après d’incroyables atrocités, l’humanité avait besoin de respirer un peu de paix et de beauté pour se refaire une raison. Et puis, une ou deux générations plus tard, sans rien avoir compris, sans rien avoir appris des malheurs antérieurs, l’humanité replonge dans sa folie.

La chaine de nos préjugés

La chaine de nos préjugés

Dans nos temps modernes, après les génocides des deux guerres mondiales, il y avait eu le grand espoir du « peace and love », de tolérance et de liberté des années 70 du XXe siècle. Et puis, lentement mais sûrement l’ouverture se referme. À travers un gigantesque détournement de conscience populaire, pour leurs sordides intérêts personnels, sournoisement mais sûrement, de moins en moins en douceur et de plus en plus en profondeur, tout en se déchirant pour dominer, religions et politiques insufflent aux peuples la peur, l’intolérance et la haine d’où en découlera un nouveau génocide appréhendé. Avec les drones, les fusées, les satellites, la guerre des étoiles, les survivants, s’il y en a, en réchapperont mutilés, meurtris à jamais. Qui d’entre ceux qui lisent T-Bear, qui de NOS enfants et petits-enfants en ressortiront vivants ? destructionAu lieu d’ouvrir enfin les yeux à ces abus de confiance et de conscience, au lieu d’empêcher de nuire cette minorité de racaille, au lieu de tout faire pour empêcher l’anéantissement, NOUS NOUS FAISONS LEURS COMPLICES en essaimant à travers nos conversations, à travers nos réseaux sociaux cette intoxication, cette pandémie haineuse. sectePire, plus ou moins inconsciemment, avec plus ou moins de jouissance et de malfaisance, nous insufflons cet endoctrinement à nos enfants qui, plus tard le transmettront à leur descendance (s’il y en aura). T-Bear qui a connu et vécu tant de massacres et tant d’espérances en une seule vie, sent son vieux coeur pleurer devant l’irréductible pente sur laquelle s’engouffre l’humanité. Et lui est venu ce poème :

À la Petite enfance.

Alors que se déchainent
Nos préjugés en outrances,
Adultes, n’inculquons pas nos chaînes
À la petite enfance !
 
Elle est toute innocence.
Du noir, du jaune ou du blanc
Du Chrétien, du juif ou du musulman,
Elle ne connaît pas la différence.
 
Adultes, n’inculquons pas nos haines
À la petite enfance.
 
Petites filles ou petits garçons,
Ils ne savent pas nos déchirures.
Ils s’aiment ou non à leur façon,
Qu’importe le sexe, ils sont  purs.
 
Adultes, n’inculquons pas nos peines
À la petite enfance.
 
Prince ou roturier, poète ou paysan
De sa caste l’enfant n’a pas conscience
Tant qu’un adulte malfaisant
Ne montre du doigt leur naissance.
 
Adultes, n’inculquons pas nos vanités
À la petite enfance.
 
Dans ce monde où tout est nouveauté
Adultes, ouvrons plutôt à la beauté
À l’amour et à la tolérance
L’âme de la petite enfance.
 
T-Bear le 10 décembre 2013

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Après le Manneken pis, le Femen pisse.  

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
Cet article a été publié dans ÉLUCUBRATIONS À T-BEAR, poète, poète. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s