Contre l’acharnement thérapeutique

Si il y a un sujet tabou par excellence dans presque toutes les sociétés humaines, c’est la mort. N’en parle-t-on pas parce qu’elle est inéluctable, la seule chose dont on soit absolument certain en ce bas monde ? Ou bien plutôt par superstition,  comme une entité malfaisante qu’on risquerait d’attirer en l’évoquant ? la mortOu encore parce qu’on n’y pense pas avant un âge certain, tant qu’on se croit encore trop jeune pour qu’elle songe à vous et qu’on se pense invulnérable ? Malheureusement les accidents peuvent se produire à n’importe quel âge et n’importe quand. Il y a ceux dont on réchappe plu ou moins « maganés » (abimé), les définitifs et ceux dont les fonctions cérébrales sont foutues alors que  la technologie médicale moderne peut artificiellement soutenir les fonctions vitales de la mécanique. euthanasieDeux événements ces jours-ci ont attiré l’attention de T-Bear sur ce qu’on appelle l’acharnement thérapeutique. Après 8 années passées dans un coma végétatif irréversible, l’ancien premier ministre de l’état d’Israël Ariel Sharon a fini par mourir malgré des soins inutiles donnés à des fins politiques autant que pour des raisons familiales. L’autre cas est moins mondialement connu mais pourrait avoir des conséquences jurisprudentielles sur la loi Léonetti en France au sujet de la protection contre l’abus médical. Il s’agit de Vincent Lambert, un tétraplégique de 38 ans en état de conscience minimale dont l’existence physique est entretenue artificiellement depuis 5 ans sans qu’il y ait l’espoir qu’il puisse retrouver un jour ses facultés mentales. Contre les avis médicaux et la décision d’une partie de la famille, sur demande d’autres membres de la parenté un jugement vient de promouvoir l’acharnement thérapeutique dans cette affaire. Euthanasie DeluckDans ces deux cas-ci les malades étaient ou sont dans l’incapacité de donner leurs directives puisque leurs cerveaux ont été définitivement endommagés et comme ils ne l’ont pas fait antérieurement, toute la responsabilité et la déchirante décision revient aux héritiers. Alors, STOP ou ENCORE, ENCORE ? Jusqu’à quand ? Dilemme moral fort perturbant que T-Bear ne veut surtout pas juger puisque c’est une question de conscience personnelle très douloureuse à respecter, même si quelques fois des intérêts un peu moins respectables s’en mêlent. Car au fond la « faute » par omission revient à celui ou celle qui a engendré cet effroyable problème. Mais voilà, on n’y pense pas de son vivant et il est trop tard après. Alors qu’il suffit de joindre à ses dernières volontés un formulaire tout préparé prévu par la loi. Pour les Québécois, voici deux liens qui nous aideront à faire notre devoir pour l’amour et le respect de ceux qui nous sont chers : fin de vie et mandat en cas d’inaptitude et le formulaire directives de fin de vie.  Voici un lien pour les lecteurs Français de T-Bear : Rédiger des directives anticipées.

T-Bear peut maintenant dormir en paix, c'est fait

T-Bear peut maintenant dormir en paix, c’est fait

Si T-Bear avait bien laissé comme presque tout le monde un testament entre les mains d’un exécuteur testamentaire (liquidateur maintenant) avec des instructions concernant sa dépouille, il n’avait pas pensé à gérer un tel cas pourtant plus courant qu’on ne le pense, surtout depuis que les gens se sont mis à texter en conduisant. Mes chers enfants, vous n’aurez pas ce problème, c’est fait, T-Bear vient de régler cette omission. Vous pouvez dormir tranquilles et T-Bear aussi.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : État végétatif

 

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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