L’ermite de Penne… et de misère

dure la vieDure dure parfois la vie. Après des difficultés, des disputes au travail ou avec le conjoint, à bout de souffle, écrasé(e) de peine et de misère au quotidien, qui n’a pas rêvé de tout lâcher, de s’isoler dans un ailleurs pour respirer sans réserve, sans être constamment sous la pression de l’oeil de l’autre qu’il soit positif ou négatif ? Bien sûr, il y a les vacances ou l’année sabbatique. Mais ce n’est pas pareil. Le temps et la civilisation nous rattrapent toujours et de plus en plus et de mieux en mieux avec cette technologie moderne bien pratique et même devenue indispensable depuis une quinzaine d’années, mais qui a provoqué en si peu de temps chez le civilisé une addiction aussi forte si ce n’est plus que les pires drogues.

Même en vacance le cellulaire vous poursuit

Vers la trentaine, après avoir vu presque dès sa naissance les horreurs d’une guerre mondiale et de guerres civiles avec leurs conséquences, après avoir changé de pays sans y laisser pour autant ses problèmes, par la nécessité de nourrir femme et enfants, T-Bear s’est retrouvé presque entièrement coupé de toute civilisation dans les grandes solitudes désertiques et glacées de la Baie James. 

Le coin à t_Bear dans une tente d'exploration à Rupert 2 en 1971 - photo T-Bear

1971 – Le coin à t-Bear dans une tente d’exploration à Rupert 2 – photo T-Bear

1976 T-Bear en train de modeler des santons dans du saindoux pour créer une crèche de Noël au camp du lac Pau. Visez le progrés du confort  - Photo Jean Brivoisac

1976 –  T-Bear en train de modeler des santons dans du saindoux pour créer une crèche de Noël au camp du lac Pau. Visez le progrès du confort – Photo Jean Brivoisac

Au cours de nombreuses années, il y avait difficilement construit un équilibre précaire dans un grand dépouillement matériel mais sans avoir les primordiaux soucis existentiels inhérent à la VRAIE vie sauvage, la recherche de nourriture et de l’abri, puisqu’il était nourri et logé. ll a fini par y trouver la PAIX en se réconciliant avec lui-même. Car au fond ce que l’on cherche à fuir n’est pas forcément le monde autour de nous, mais ce qui hante notre esprit. Les squelettes dans nos placards mentaux en poussent certains jusqu’à la folie ou l’ultime fuite.

Alain Carcenac au temps où il était reporter photographe en Nouvelle Calédonie.

Alain Carcenac au temps où il était reporter photographe en Nouvelle Calédonie.

Alain Carcenac surnommé L’Indien était photographe de presse surtout en Nouvelle Calédonie au moment de la tragédie des boat peoples.

Grottes de Penne - Tarn- France entre les villages forteresses de Penne et Bruniquel. T-Bear connait très bien cette région touristique par excellence.

Grottes de Penne – Tarn- France entre les villages forteresses de Penne et Bruniquel. T-Bear connait très bien cette région touristique par excellence.

Qu’est ce qui l’a fait devenir un homme des cavernes  ? T-Bear vous invite à lire cet article de la Dépêche du midi en cliquant sur le titre de l’article : Penne. Le reporter était devenu ermite : son squelette retrouvé dans une grotte. Chez lui sa rupture est quasiment totale avec la civilisation, puisqu’il a même refusé les pensions et retraites auxquelles il avait droit. Il a vécu en autarcie sauf pour sa quête de nourriture qui l’amène parfois à fouiller les poubelles des civilisés pour se nourrir.

ruines du château fort de Penne - photo T-Bear

ruines du château fort de Penne – photo T-Bear

La falaise en face de Bruniquel où devait se trouver la grotte d'hiver de l'ermite - photo T-Bear

La falaise en face de Bruniquel où devait se trouver la grotte d’hiver de l’ermite – photo T-Bear

Il est vrai que le gibier devient de plus en plus rare même dans ces régions encore un peu sauvages de France. Le lapin de garenne, la seule protéine carnée facilement prenable est infesté de maladies transmises par l’humain pour s’en débarrasser et donc non comestible. Sauvage ? Apparemment non.

Là où vivait Alain Carcenac devenu l'Indien - photo Alain-Marc Delbouys

Là où vivait Alain Carcenac devenu l’Indien – photo Alain-Marc Delbouys

Cliquez sur le titre suivant pour connaître sa vie racontée par ceux qui l’ont connu : Comment l’ermite vivait dans ses grottes. Cet ermite laïc est resté malgré tout relativement convivial auprès des gens des deux communes Penne et Bruniquel qu’il fréquentait, allant même jusqu’à accepter les oboles de nourriture, jamais d’argent, sans pour autant mendier. Est-ce bien son squelette qu’on a découvert ? Si oui, T-Bear espère de tout son coeur qu’il aura su exorciser ses propres fantômes et qu’il aura pu trouver la paix dans la réconciliation avant de mourir. 

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : La caméra oubliée

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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