Les invasions barbares

tempête sous un crane

tempête sous un crane

T-Bear a beaucoup hésité avant de mettre en ligne sa petite étude sur les tribulations actuelles de nos sociétés occidentales. D’abord  parce que sa recherche n’est le fruit que de ses observations et réflexions personnelles. Il y a un peu plus de 3 ans, T-Bear avait conçu ce blog pour laisser quelques traces de ses oeuvres et pensées en héritage à sa descendance, sa famille et à ses amis les plus proches. Jamais il n’aurait imaginé qu’il atteindrait entre 400 et 500 lecteurs par jour. D’où un dilemme entre une certaine crainte de dérapage incontrôlable dans l’interprétation de ses élucubrations et le désir de tous ceux qui écrivent d’avoir le plus de lecteur possible. D’autre part tout bouge tellement vite que ce que T-Bear pense à cette heure ci pourrait bien être complètement dépassé dans les jours qui suivent. Tout s’accélère tellement que T-Bear  a l’impression que nous sommes tous blackboulés, aspirés dans le tourbillon d’une centrifugeuse… ou d’un trou noir pour faire un peu science fiction.Trou noirPour l’amateur de l’histoire qu’il est, on dirait une réédition de la décadence de l’empire romain mais en super accéléré. L’analogie est troublante par bien des côtés avec cette chute qui aurait mis fin à l’antiquité. Après une expansion  coloniale fulgurante, l’impérialisme romain dégénéra en une lutte de pouvoir fratricide, détruisant les valeurs et les structures qui avaient fait sa force. En même temps la cupidité a poussé les producteurs à importer une main d’oeuvre à bon marché pour diminuer leurs coûts de revient. Puis, l’appât du gain facile et immédiat les a poussé à délocaliser leur savoir faire et leurs moyens de production à l’extérieur. Ça vous dit quelque chose ?

La décadence de Rome - peinture de Thomas Couture

La décadence de Rome – peinture de Thomas Couture

Ce qui a rendu Rome de plus en plus dépendant et donc vulnérables de leurs colonisés ou satellites « barbares ». Ainsi nommaient-ils tous ceux qui n’étaient pas Romain, c’est à dire les Gaulois, les Germains, les Francs… nous autres, quoi. Et par conséquent, il s’est créé une érosion du pouvoir puis une implosion à l’intérieur du système. Comme la nature a horreur du vide se sont engouffrés au coeur même de l’empire les anciens éléments repoussés ou dominés au moment de son essor. C’est ce que l’histoire appelle « les invasions barbares ».

Les invasions barbares - filme de Denys Arcand

Les invasions barbares – filme de Denys Arcand

Mais comme il y a toujours un côté positif même au pire, ce gigantesque brassage de races et de cultures a fini par édifier notre si tant belle civilisation sur les ruines de l’ancienne. Il y a donc des SIMILITUDES incontestables avec ce que nous vivons actuellement, mais rien d’autre. L’histoire ne peut qu’avancer, jamais revenir en arrière. C’est pourtant ce que voudraient nous faire croire tous les « bons » apôtres  qui tentent par tous les moyens de nous manipuler pour tirer NOTRE couverture à EUX. Le retour aux « valeurs », « beaux principes » et « traditions » de nos ancêtres qui ont fait la « grandeur » de nos « beaux » pays. D’une part on oublie qu’en fait de gloire immortelle de nos aïeux, ils en ont mangé toute une platée de… et encore plus grosse que celle que nous bouffons maintenant, car ils n’avaient ni bagnole ni électricité ni frigidaire ni chauffage ni TV ni ordinateur personnel ni Internet ni smartphone ni WII. Aï, pauvres gens, pauvres gens ! 

Beauté des valeurs et traditions d'autrefois : enfants travaillant dans une filature au début du XXème siècle

Beauté des valeurs et traditions d’autrefois : enfants travaillant dans une filature au début du XXème siècle

D’autre part nos beaux prêcheurs sont obligés de remonter bien loin pour retrouver l’âge d’or; à Moïse, Jésus ou Mahomet pour les religieux, à Marx, Staline, Hitler Mao ou De Gaulle pour les profanes, alors qu’il n’y a plus rien de commun avec leurs époques… même pour De Gaulle. On ne peut jamais avancer par en arrière… Pourtant ça serait si bien de pouvoir comme dans un filme appuyer sur le bouton « retour » du caméscope jusqu’à où ça a foiré et de repartir en effaçant tout le reste. Certain que les premières nations d’Amérique du Nord aimeraient bien ça. Et pour T-Bear, qu’est-ce que ça serait chouette de retourner à l’abri dans le ventre de sa maman, logé, nourri, bercé dans le liquide amniotique, à condition de ne jamais en sortir évidemment !!! Ah là là !!! Pas sûr qu’elle soit d’accord même pour ressusciter. Celles et ceux qui croient retrouver leurs 20 ans à coups de bistouri savent bien que derrière ce ravalement de façade, l’intérieur de la bâtisse se déconcrisse (désagrège) inexorablement avec l’âge. chirurgie-plastique-490x200Et c’est ce qui se passe avec nos sociétés actuellement. Alors, on fait quoi ? On se tape le derrière sur le trottoir d’une vaine manif ? On chiale après notre jeunesse qui fout le camp et, par la même occasion, jalousement après celle de nos enfants comme l’ont fait les générations précédentes en remontant jusqu’à Caïn, notre vrai et unique ancêtre à tous ? Ou bien on assume et on essaie tout pour que la transition se passe le mieux du monde. Et pour ça, il faudrait commencer par un bilan santé. Où en est-on ? Comme T-Bear n’est ni médecin ni apôtre, ne prenez son analyse dans la mesure où ça vous dit de quoi. Demain, là où ça irrite le plus : les DÉPOSSÉDÉS.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : À la douane, les Canadiens ne passent plus.

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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