Les possédés

auto-entrepreneur-2014Dans l’image du sandwich qu’a employé T-Bear, les entrepreneurs indépendants représentent les condiments. Ils sont les frontaliers parfois clandestins mais le plus souvent en règle qui traversent la frontière du crédit entre les dépossédés et les possédés. Ce sont des actifs qui créent leur propre emploi, leur propre entreprise. Ils sont souvent aidés au départ par des programmes de subvention ou d’aide à l’emprunt sans intérêt de leurs gouvernements. Il y a quelques années, les gouvernants y voyaient une solution évidente au problème du chômage. Cette politique eut d’ailleurs au départ un énorme succès. auto-entrepreneurs_poussins_frizou_1T-Bear parle au passé simple  car les pouvoirs concernés sont poussés de plus en plus à limiter leur aide à cause des protestations des syndicats et des associations patronales qui ne peuvent ni traire ni contrôler cette mutation de leur cheptel habituel. Pendant leur temps de gestation, ces aspirants à l’indépendance financière ne peuvent prétendre à un emprunt autre que celui concédé par Maman État. Cette dépendance fait donc bien partie encore des DÉPOSSÉDÉS. Le cordon ombilical coupé, la pesée faite et le certificat de santé établi, l’auto-entrepreneur ou la mini entreprise en développement a droit de se faire allaiter sous observation par les prêteurs, leurs yeux rivés sur l’évolution du bilan. C’est comme  ça que ces DÉPOSSÉDÉS peuvent pénétrer dans la catégorie tant convoitée des POSSÉDÉS.

– LES POSSÉDÉS ou encore les endettés.

Toutes celles et ceux qui ont un revenu fixe et aussi stable que possible. Ils sont d’office admissibles à la « manne » du crédit. Caste et classes sociales ont presque disparu de cette vache à lait du système, qui se fait traire à qui mieux mieux du plus petit salarié jusqu’au plus haut sommet de la hiérarchie, tant au privé qu’au public.

Stockage-or-banqueTous les coffres-forts leur ouvrent grand leurs portes. Au fur et à mesure que le POSSÉDÉ établit la fiabilité de son pouvoir de remboursement, sa marge de crédit croit disproportionnellement à cause de la féroce concurrence entre les CAÏDS de la finance. Toute l’économie moderne mondiale n’est soutenue QUE par la SURCONSOMMATION d’une production en hyperventilation.  Tout est donc mis en oeuvre pour exploiter au maximum l’acheteur potentiel directe ou par procuration (les enfants). Dans nos sociétés et quel que soit son âge, tout être humain est continuellement harcelé par une surdose de publicité tous azimuts afin de stimuler au maximum la compulsion à l’achat de toute marchandise présentée comme indispensable à la survie ou comme signe d’abondance. Avec en prime à l’overdose médiatique l’injection du stimulant commercial : pourquoi attendre à demain ce que NOUS pouvons VOUS « offrir » aujourd’hui. achat en ligneC’est tellement facile de s’acheter tout ce dont on a toujours rêvé avec une carte à puce ou un simple clic sur notre ordinateur ou sur notre téléphone Intelligent acheté lui-même à crédit ? Comment résister à tout ce qui nous est offert en surfant sur Internet sans même à avoir à bouger de chez nous ? En un tour de carte magique nous pouvons posséder ce qu’aucun ROI n’aurait pu jamais imaginer s’offrir ou se payer il y seulement 100 ans. Alchimie moderne qui transforme quelques grammes de plastique en or. auto-entrepreneur-compte-bancaire-entrepriseComment ne pas se laisser piéger par un tel PARADIS du ici et maintenant ? Même si nous les Adam et les Ève des temps modernes, nous risquons de nous retrouver plus nu que nature le jour où nous ne pourrons plus payer la pomme d’or que nous aurons croqué au delà du trognon, jusqu’à l’os de nos mains. Par les multiples cartes de crédit ouvertes à tous nos désirs au delà de nos capacités, notre accès aux biens matériels donne à nous autres les « innocents » l’ILLUSION d’avoir les mains pleines… de QUOI ? les poches videsDe VIDE !!! Parce que en réalité RIEN ne nous appartient puisque rien ne nous a jamais appartenu. Tout ou presque ayant été acheté à crédit, nous nous sommes bel et bien fait POSSÉDER non pas seulement par les organismes financiers, non pas seulement par le système, mais par NOUS AUTRES même, comme les camés par leur drogue une fois qu’ils y ont goûté. Personne ne nous a tordu le bras pour introduire la carte de crédit dans l’appareil. Alors, n’accusons personne d’autre que NOUS d’être responsables de notre dépendance. Le_compte_chèqueEt malheureusement nous l’inoculons inconsciemment à nos enfants dès leur petite enfance. Rien de trop beau pour notre progéniture ! Plus elle en demande et plus on lui en donne. Sans nous rendre compte qu’inconsciemment nous les poussons inexorablement à la compulsion avant d’avoir même la possibilité d’entrer dans le système. D’autant plus que l’école elle même est pour les écoliers un exemple de surconsommation en exigeant toujours plus de nouvelles fournitures présentées comme indispensables. dépense des Québécois CôtéCette addiction à la surconsommation est devenue la fondation même de nos sociétés occidentales dans toutes ses couches, des DÉPOSSÉDÉS qui aspirent désespérément au pactole jusqu’aux POSSÉDANTS qui prétendent s’y baigner. Mais qui sont ces POSSÉDANTS ? Existent-ils vraiment ou est-ce un mirage ? T-Bear partagera avec vous ses réflexions après la fin de semaine.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Jeux olympiques, c’est parti mon quiqui.  

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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