Pas si tant pire

Encore 1 jour ou 2 et T-Bear pourra fonctionner presque normalement. Le 1e problème est de trouver la bonne position sur sa table de travail pour pouvoir placer son bras abimé sans trop le fatiguer. Le 2e et plus compliqué est d’apprendre à écrire avec 1 seule main alors que T-Bear en était arrivé à l’écriture automatique des 2 mains sur le clavier. Ce qui lui prenait quelques minutes à dactylographier demande pour l’instant un peu plus de temps c’est tout. T-Bear a trouvé intéressant son réveil.

Trou du trottoir qui a coûté un bras à T-Bear - Photo Sara

Trou du trottoir qui a coûté un bras à T-Bear – Photo Sara

Juste avant qu’il n’ouvre un premier oeil, c’est le visage d’une Amérindienne inconnue dans la trentaine qui lui est apparu. Était-ce une des infirmières à l’endormissement ou avant le réveil ? Ça l’intrigue, il essaiera de se renseigner. Mais c’est un homme qu’il a vu quand ses 2 yeux se sont ouverts. Et puis une bouffée de joie d’être encore en vie l’a irradié et puis aussi quand il a vu son fils qui l’attendait dans la chambre quand on l’a ramené. Par contre, 1e déception de ne pouvoir arriver à parler correctement. Si, si si. Ce n’est pas que T-Bear soit resté muet pour autant, non, non, non. Mais disons que son élocution était plutôt difficile et qu’il s’en étonnait, tout simplement. On lui a dit que c’était le double effet d’une anesthésie générale et locale et que ça pourrait prendre 1h avant que T-Bear puisse parler convenablement. Ben le doigt dans l’oeil jusqu’au coccyx. Au bout de moins de 15 minutes, il parlait comme si rien ne s’était passé. Bon, ça n’a pas étonné son fils et ça ne surprendra personne qui connaît T-Bear.

vue de face - Sara

vue de face – Sara

Par contre le même prodige ne s’est pas reproduit hélas pour le réveil du reste de son corps. Curieux effet de donner des ordres à son bras ou à ses doigts, de faire tous les efforts possibles sans que ces rebelles obtempèrent. Menaces ou cajoleries, rien n’a réussi à les convaincre. En prenant une nouvelle position sur son oreiller, T-Bear s’est senti soudain surveillé sur la gauche. Une ombre inquiétante et menaçante se penchait sur lui. C’était le fameux bras qui s’était levé sans sa permission et sans qu’il s’en rende compte. Rapido de sa main valide il l’a replacé à son côté où il est resté sous surveillance jusqu’au dégel complet. Celui-ci a commencé par les doigts comme prévu, mais dans un ordre étonnant. D’abord l’index, puis l’annulaire, puis le pouce et c’est là que la douleur est arrivée en s’accroissant au fur et à mesure que se dégelait les 2 derniers doigts : le majeur puis l’auriculaire. Celui-ci a beau être le plus petit, il a fait mal en enfant de chienne. Enfin, pauvre pitchoune, c’est qu’il avait l’accumulation des autres sur le dos. C’est toujours comme ça avec les petits, on les accuse de tous les maux. La douleur est aussi terrible au dégel de la drogue que quand on se réchauffe une main ou un pied gelé par le froid. T-Bear a connu ça à la Baie-James, il a pu comparer. C’est quand même drôle que sa langue ne l’ai pas fait souffrir quand elle a dégelé. Peut-être parce que ça a été si rapide ?!!?

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Tous des pourris ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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