La légende de la rencontre de Jésus et d’un Québécois.

Jésus, ce messie au regard si doux parcourait le soir d’un homélie
le champ couvert d’infirmes sur qui tombait la nuit. 
Alors qu’il les guérissait tous que c’était miracle de le voir,
il lui sembla soudain entendre un faible bruit de désespoir.
Il y avait assis au fond d’un fossé un homme qui pleurait à fendre l’âme.
Jésus s’approchât de lui  et lui demandât la raison de ses larmes.
 

– Je suis Jésus, comment puis-je vous aider ?

L’homme releva alors la tête plein d’espoir.

– Mon problème est que je suis Québécois habitant une île francophone au milieu d’un océan anglophone qui veut m’engloutir, moi, ma langue et ma culture. Il faudrait pour survivre que mon île se sépare pour être indépendante de l’océan. J’en rêve depuis des siècles. Une fois, révolté par les coups de boutoir de l’océan qui voulait m’anéantir, j’ai pris les armes, j’ai essayé de combattre, mais un raz de marée m’a submergé et fait baisser le front. Depuis, même si je n’ai pas abandonné tout espoir, malgré moi, malgré moi, je tremble de me faire engloutir. Par 2 fois j’ai supplié l’océan de reconnaître au moins une toute petite souveraineté pour pouvoir respirer un peu, renonçant pour lui complaire à l’ombre même d’une indépendance totale qui au fond m’effrayait un peu. Et par 2 fois la peur m’a fait échouer. la peur du changementJésus, Jésus, je vous en prie, que pouvez-vous faire pour moi ?

Jésus vint s’asseoir à côté de lui et lui répondit.

 – Hélas ! Hélas ! Les miracles ne secourent que ceux qui veulent s’aider. Je ne peux rien faire pour toi, pauvre Québécois, tant que tu n’auras pas foi en toi-même.

Et Jésus prit le Québécois dans ses bras et sanglotât avec lui par simple compassion.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : L’oeil était dans la tombe et regardait Couillard.  

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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