Les fondrières de dégel

Avant que les autruches n’immigrent dans certaines fermes du Québec, on appelait ça des « nids de poule ». Maintenant ce sont plutôt des fondrières. Montréal_NidsDePouleLe printemps au Québec est un désastre pour les routes et pour les finances publiques. Alors qu’on est capable d’envoyer et de ramener des vaisseaux spatiaux grâce à des matériaux ultra performants, on semble incapable de permettre aux routes et aux rues de résister à nos hivers. Pourtant, passée la frontière de la « Belle Province » qui ne veut plus être un pays, l’état des routes s’améliore considérablement tant dans les États Américains limitrophes qu’en Ontario qui ont pourtant le même climat. Alors pourquoi la situation est-elle si tant tellement pire au Québec et principalement à Montréal ? nids-de-pouleC’est que 3 facteurs jouent pour creuser nos rues. Les nids-de-poule sont généralement causés par le gel et le dégel successifs des routes, à une mauvaise qualité « d’enrobé » mis en place et à des problèmes de structure de chaussées. En surface,  les trous surviennent suite à une infiltration d’eau liquide sous l’enduit bitumineux en période de dégel. Si un gel survient par la suite, l’eau prend de l’extension en se solidifiant et soulève la chaussée. Lors d’une seconde période de dégel, la glace fond et l’eau résultante s’écoule, laissant ainsi une cavité. Il faut donc trouver un asphalte assez étanche pour empêcher les infiltrations d’eau et qui soit assez élastique pour suivre les dilatations et contractions thermiques sans rompre. nids de poule  stationnementÇa existe, on le trouve ailleurs tant chez nos voisins que dans les autres pays froids. Alors, pourquoi pas chez nous ? C’est que le problème ici réside plutôt dans la 3e condition qui est probablement la cause principale des effondrements surtout à Montréal : la fondation sous le revêtement. Quand cette structure est instable (problèmes de matériaux, compactage, etc.) les poids lourds transmettent leurs mouvements aux couches supérieures sous forme de fissures mineures ou majeures créant une surface faïencée du pavé qui s’effritera et laissera s’infiltrer l’eau. Et c’est surtout là qu’est l’os… de l’autruche. Quand l’automobile a pris de l’extension au siècle dernier, la plupart des rue ont été goudronnées à la va-vite sans trop se préoccuper de la portance des matériaux en dessous. Ensuite, les pauses des égouts, de l’eau, du gaz, de l’électricité très peu synchronisées ont accentué cette instabilité. oeufs pour nids de pouleQuand aux routes et autoroutes neuves du Québec… ce fut dans les années 60 au temps de l’Expo et même plus tard tout un problème politique et de corruption, boîte de Pandore que T-Bear se garde bien d’ouvrir. Si la fondation est déficiente, on aura beau avoir l’asphalte le plus performant, ce serait comme de pisser dans un Stradivarius pour jouer un rigodon. pisser dans un violonIl faudrait refaire toutes les fondations. Mais voilà, le plus gros nid de poule est encore celui des finances publiques, si creux si creux qu’en tendant l’oreille, on entend parler chinois dans le fond. Alors, on patche (colmate) le plus urgent année après année avec des « enrobés » peu chers donc de mauvaise qualité, ce qui augmente le problème. De temps en temps, les municipalités passent un coup d’asphalte qui fait beau mais ne sert à rien, comme on peinture un mur délabré pour le camoufler. Alors, nous autres, les têtes à claque de contribuables, on n’a pas fini souffrir, de chiôler et de payer la note.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Je me souviens… Fukushima.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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