Les oies de Pâques

Comme chaque année, on commence par en entendre puis en voir quelques unes en éclaireur qui trompettent : on arrive, on arrive. C’était il y a 4 jours. Et puis, très haut dans le ciel,  se succèdées les premières formations, avant hier. Et maintenant en ce 20 avril, jours de Pâques, vagues après vagues ELLES SONT  tournant, cacardant, joyeuses messagères du VRAI printemps, pas celui organisé mathématiquement par les humains. oies_sauvages-sur-fond-grisElles ont presque 1 mois de retard cette année, puisque T-Bear avait répertorié leur arrivée le 27 mars 2013. Samedi 19 avril, T-bear avait pris son bras à son cou et l’autobus pour voir combien d’entre elles étaient arrivées à l’île des Moulins. Le lac de Genève de Terrebonne était encore sous une couche de glace et la rivière était transformée en tumultueux torrent.

 T-Bear

T-Bear

À l’abri du courant trop fort, un seul couple de bernache cherchait pâture dans la décharge de la bibliothèque. T-Bear a eu beau faire le tour de l’île, il n’y en avait point d’autres. L’année dernière, elles commençaient à nicher en ce temps-ci de l’année.

des voiliers d'outardes filant au loin - T-Bear

des voiliers d’outardes filant au loin – T-Bear

Et puis ce matin, se mêlaient aux carillon pascal, leurs clameurs. Car il faut connaître les rudes hivers qui se traînent comme cancre vers l’école pour pour pouvoir goûter à sa pleine mesure une telle bouffée de bonheur : entendre du haut du ciel voler le cri des oies. D’un seul trait de plume dans le ciel, cet appel ramène l’homme moderne à des millions d’années en arrière. Même joie profonde depuis la nuit des temps en écoutant ce retour.

photo T-Bear

photo T-Bear

Alors,  alors, tout se dilate en soi en un nuage de bonheur et l’on a envie de hurler cette joie. Mais on ne le fera pas, car même si les promeneurs ont le nez en l’air comme vous et ressentent la même ivresse, il n’est pas décent de l’exprimer en public dans notre société civilisée. 

JOYEUSES PÂQUES !!!

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : La passion selon Couillard 2 : JOYEUSES UPAC !!!

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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