Au plaisir de lire : l’humour venu du froid

Sous ce titre français, « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson nous vient de Suède. le vieux livreIl y a plusieurs façons de réécrire l’Histoire avec un grand H. cours-d-histoire-citoyenneLa plus barbante s’apprend à l’école avec ses dates, les carnages et tous les criminels qui les ont déclenchés au nom de tous les miens. 3 mousquetairesPlus agréable est le roman historique à la Alexandre Dumas où des serviteurs zélés du pouvoir entraînent le lecteur dans toutes sortes d’aventures plus rocambolesques les unes que les autres sur un fond historique. the_original_da_vinci_code_220285Plus dérangeante est l’uchronie « Utopie appliquée à l’histoire refaite logiquement telle qu’elle aurait pu être », définition du grand Larousse du XXe siècle. Histoire remise en question par des « SI » dans le genre « que se serait-il passé SI Jésus avait eu des enfants comme dans le Da Vinci code ou SI Napoléon avait gagné à Waterloo, ou SI Hitler avait été tué pendant la 1e guerre mondiale ».

Jonas Jonasson, la froideur nordique d'un pince-sans-rire désopilant

Jonas Jonasson, la froideur nordique d’un pince-sans-rire désopilant

La plus humoristique et farfelue est incontestablement celle choisie par Jonas Jonasson où un parfait inconnu de Suédois intervient sans le vouloir auprès des « grands » de ce monde à la croisée des décisions pour écrire l’histoire telle qu’on la connaît mais avec une toute autre perspective plutôt « sautée ». Explosive, c’est le cas de le dire car cet insignifiant inculte est un génial artificier capable de faire éclater n’importe qui et n’importe quoi, y compris LA 1e bombe atomique du fameux « projet Manhattan« .

la 1e bombe A dont notre hérosaurait donné la recette du détonateur à Robert Oppenheimer

la 1e bombe A dont notre héros aurait donné la recette du détonateur à Robert Oppenheimer puis par mégarde à Staline

Apolitique compulsif, ce serait lui qui aurait filé par inadvertance aux physiciens Russes le secret de la bombe A lors d’une beuverie avec Staline lui-même. C’est ainsi presque toute l’histoire du XXe siècle retouchée avec la froideur nordique d’un pince-sans-rire désopilant.

le vieux qui s'évade de sa maison de retraite le jour de ses 100 ans - image du film qui devrait sortir en mai 2014

le vieux qui s’évade de sa maison de retraite le jour de ses 100 ans – image du film qui devrait sortir en mai 2014

En parallèle le lecteur savoure la dernière aventure de ce dynamique dynamiteur. Ne voilà-t-il pas qu’il s’échappe de sa maison de retraite le jour de ses 100 ans, semant le désordre partout où il passe en traînant avec lui une valise remplie à raz bord d’une fortune en billets qu’il a volée par mégarde dans une station d’autobus à une gang de trafiquants. Winter Weather MDÀ vous de découvrir à pas d’éléphant suédois dans un magasin de porcelaine chinoise la suite palpitante. Cette lecture a permis à T-Bear de surmonter fort agréablement souffrance et nuits blanches.

Le film tiré du roman devrait sortir sur les écrans d’Europe le 28 mai 2014, réalisé en Suède par Félix Hemgren.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : Situations explosives dans notre vaste monde.

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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2 commentaires pour Au plaisir de lire : l’humour venu du froid

  1. Encore un que j ai lu et aussi farfelu qu’il soit j’ai bien apprécié.

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  2. tbearbourges dit :

    Oh que oui ! Il passe en salle de cinéma actuellement, mais je n’ai pas envie de le voir pour les mêmes raisons que vous énonciez au sujet de la Délicatesse que je n’aurais pas vu si ça n’avait été de Audrey Tautou.

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