reprise : Lac-Mégantic, l’horreur d’une profonde nuit

Il y a un an, T-Bear publiait ce billet le lendemain de cette tragédie. Depuis, peu de choses ont avancé à part le déblaiement le désespoir des habitants et leur désillusion face aux promesses des politiciens. Rien n’est réglé, même pas la sécurité des transports ferroviaires de produits dangereux. Alors, en mémoire autant des victimes que des survivants, T-Bear leur dédie cette reprise pour qu’on se souvienne et aussi pour nous rendre compte dans quel monde nous vivons.

La ville de Lac- Mégantic... avant- Office du tourisme

La ville de Lac- Mégantic… avant- Office du tourisme

Il était une fois une riante petite ville au sud du Québec à la frontière Américaine et qu’on appelait Lac-Mégantic du nom du lac dans lequel elle se baignait les pieds. Il y faisait bon vivre ou passer des vacances entre la montagne et l’eau. Vendredi 5 juillet 2013, 23h 25, il y a longtemps que les enfants sont au lit. 23h25, prenant un peu de fraîcheur après la canicule de la journée, beaucoup d’adultes bavardent paisiblement autour d’un dernier verre sur les terrasses des maisons et des cafés. 23h25, Nantes, à 11km au nord de lac-Mégantic, une gare, un noeud ferroviaire, une des voies de service, un train de marchandise stationne. 5 locomotives diesel attelées à des dizaines de wagons et de citernes contenant du pétrole, du mazout et de l’essence. Changement d’équipe, comme prévu le conducteur du train quitte le convoi pour aller dormir comme d’habitude à l’hôtel du coin. Il fait bon, le ciel est constellé d’étoile, tout est calme. Samedi 6 juillet 2013, 1h du matin, presque tout le monde est rentré chez soi dormir. Confiants en la vie, ils ne savent pas qu’une calamité va leur tomber dessus. À 11km de chez eux, pour une raison encore inconnue le convoi se met en marche avec personne à bord, quitte Nantes, suit la pente, accélère sur les 10km qui sépare cette gare de Lac-Mégantic. Dans cette ville, la voie ferrée tourne. La vitesse du train fou est telle que tout le convoi déraille dans le tournant pendant que les locomotrices poursuivent un peu leur chemin avant de s’arrêter dans une montée un peu plus loin. 

entrechoque des citernes - Paul Chiasson

entrechoque des citernes – Paul Chiasson

Entrechoque des wagons, fracas,

explosion - Mathloff

explosion – Mathloff

explosion, champignon de flammes,

Incendie gigantesque - David Charron

Incendie gigantesque – David Charron

incendie gigantesque qui va ravager le centre-ville. 8 morts retrouvés et une quarantaine de disparus, probablement calcinés. L’identification des corps carbonisés va demander beaucoup de temps et de patience.

Horreur d'une profonde nuit - David Charron

Horreur d’une profonde nuit – David Charron

L’horreur d’une profonde nuit qui va faire les manchettes des médias d’information dans le monde entier. Feu maîtrisé le samedi soir.

Une ville bombardée - Sureté du Québec

Une ville bombardée – Sureté du Québec

Aspect d’une ville bombardée.

Comme si il y avait eu une guerre - Benjamin Zielinski

Comme si il y avait eu une guerre – Benjamin Zielinski

Centre ville dévasté.

Centre ville dévasté - Yves Tremblay

Centre ville dévasté – Yves Tremblay

Carcasses de voiture, édifices détruits.

Robert Skinner

Robert Skinner

Et la pollution ! Le mazout a envahi la rivière qui se jette dans le lac.

le mazout dans la rivière - Benjamin Zielinski

le mazout dans la rivière – Benjamin Zielinski

Pourquoi le train s’est-il mis en marche tout seul ? Erreur humaine ? Accident mécanique ?

Après le désastre - Ryan Remiorz

Après le désastre – Ryan Remiorz

On ne sait pas encore, une enquête s’est ouverte lundi 8 juillet qui nous le dira peut-être. Fatalité ou abus de lucre ? Devrait-on réglementer ces convois de marchandise gigantesques, tellement longs qu’il leur faut 1/4 d’heure d’attente souvent pour qu’ils libèrent la route aux passages à niveau. T-Bear en sait quelque chose car il habite près d’une voie ferrée et entend rouler ces convois géants pendant d’interminables minutes. Pour vous faire une idée, regardez sur l’image précédente le nombre non exhaustif  des citernes calcinées.

T-Bear compatit avec les parents des victimes et toute la population encore sous le choc.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : La surenchère de la vengeance.

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
Cet article a été publié dans C'EST AINSI QUE LES HUMAINS VIVENT. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s