La jôsette : À vie d’écurieu

Les neveux et nièces à T-Bear venus de France cet été avaient été spantaragonflés de voir la familiarité et la convivialité des gros écurieux gris du Québec qui venaient jusque dans leurs mains manger des noix et friandises en toute confiance. 

photo T-Bear

Ils viennent quêter jusque dans nos mains – photo T-Bear

Il est vrai qu’il ne viendrait à aucun Québécois l’idée de les embrocher pour les déguster comme ça se passe en Europe et même en France dans certaines communautés.

Vendus pour en faire des brochettes

Vendus pour en faire des brochettes

Pourtant les nôtres sont plus grands et gras à souhait, surtout à l’automne ou la nature leur prodigue à profusion fruits, noix et glands.

photo T-Bear

photo T-Bear

Il est vrai qu’ils doivent cumuler en eux le plus de graisse possible et faire des tas de provisions dans leurs cachettes garde-manger pour pouvoir passer l’hiver. C’était comme ça pour les humains aussi autrefois avant les supermarchés et la mondialisation. Maintenant, ils peuvent se permettre le luxe d’arborer la ligne rayon de bicyclette à longueur d’année.

Photo T-Bear

Photo T-Bear

Mais pas les animaux libres que l’on appelle sauvages. Et alors les écurieux sont encore plus quêteux en cette saison auprès des humains qui leur apportent beaucoup de calories avec leurs dons de malbouffe.

Gonzague dégustant sa récompense - T-Bear

Gonzague dégustant sa récompense – T-Bear

Dans cette longue chaîne des nécessités pour survivre au cruel hiver, les puces et parasites aussi cherchent un abri et la fourrure des écurieux leur sert de vivre et de couvert à l’année longue. DSCF0325T-Bear paparazzi en profite pour les photographier en plein épouillage et confirmer que les écurieux ont non seulement des mains avec un pouce préhensile mais aussi de véritables pieds comme nous autres… juste qu’ils se gardent bien de se couper les ongles.

Des mains et des pieds comme nous - T-Bear

Des mains et des pieds comme nous – T-Bear

T-Bear a trouvé sur youtube une vidéo de Chester, un petit écurieux probablement tombé du nid au début du printemps et qui est devenu la joie de ses sauveteurs. Vous allez craquer comme T-Bear l’a fait.

Remis en liberté, il reste quand-même très domestiqué et va passer son premier hiver sous la surveillance de ses parents adoptifs, ça va de soi.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre aujourd’hui : L’indépendance !

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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4 commentaires pour La jôsette : À vie d’écurieu

  1. Adrable ce petit Chester, bon, Gonzague a l air très dympa itou. TBear paparazzi a drôlement bien travaillé. Vous savez où ils habitent quand c est l hiver ?
    Bon après-midi.

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  2. tbearbourges dit :

    Tout à fait. Ils se fabriquent des nids de branches et de feuilles au sommet des arbres. Le choix de l’emplacement est en fonction de leurs prévisions des vents dominants. Ce qui fait qu’on peut avoir une bonne idée en voyant le rassemblement des nids tantôt d’un côté tantôt de l’autre de l’Île. Leurs nids à priori paraissent grossiers, comme un panier d’osier mal tressé, mais à l’intérieur c’est tapissé de feuilles et ensuite de bourre et de poils d’été qu’ils perdent à l’automne. Je le sais parce que j’avais pu observer un nid qui était tombé après une tempête. Pendant l’hiver, Lors de tempêtes ou d’importantes chutes de neige, ils replient une partie de leur nid pour en faire comme un cocon, l’entrée opposée au vent. Ils y vivent en couple ça tient plus chaud et leur donne des distractions productives qui remplacent agréablement la TV. La portée de 3 jusqu’à 6 nait au début de mars et fin avril les petits sortent du nid et les parents se séparent pour prendre leurs quartiers d’été. Difficile de dire si les couples restent attachés comme pour les outardes ou pas. Bonne nuit.

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    • Merci d’avoir pris le temps de me répondre et de me cultiver parce que j’avoue que je ne connaissais point du tout la vie de ces petits mammifères.Il est vrai que j’aurais pu demander à mon « copain » Google, mais je n’y ai même pas pensé …

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  3. tbearbourges dit :

    Je les aime beaucoup et comme ça ne les gène pas, j’ai pu beaucoup les observer. Actuellement ils sont en train de construire leurs nids. Tout est en avance d’une quinzaine de jours. Mauvais signe 😦

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