Au plaisir de lire : les coups de coeur de T-Bear

T-Bear ayant remplacé la télévision par les livres, il lit beaucoup. Comme l’imprimé coûte la peau des arbres et des fesses (parcheminées) 😀 à T-Bear, il se rabat sur les bibliothèques publiques très bien fournies et sur les cyberlivres qu’il enregistre. Or donc cet été il a lu au moins une soixantaine d’oeuvres et parmi elles, il va vous donner ses coups de coeur par ordre décroissant de palpitation.

Didier van Cauvelaert

Didier van Cauvelaert

Le père adopté. Didier van Cauwelaert

T-Bear aime beaucoup l’écriture de Didier van Cauwelaert, cet auteur très Français malgré son nom qui ne renie pourtant pas ses origines flamandes. Il a lu presque tous ses bouquins. Mais celui-ci a beaucoup touché son coeur de papa. Que ça doit faire chaud à l’âme d’un père d’entendre dans l’autre monde son éloge funèbre dite avec tant d’amour et d’humour par son fils ! Et en même temps l’auteur nous fait revivre tout cet imaginaire explosif et souvent burlesque des mondes que recréent l’enfance autour d’elle. T-Bear n’en dit pas plus pour vous permettre de découvrir et de vous délecter.

Dorothy Hearth avec les loups

Dorothy Hearst avec les loups

La promesse des loups. Dorothy Hearst

On plonge à une époque où les siècles ne se comptent pas, seulement les millénaires. entre 20 000 et 14 000 ans avant notre ère, l’ère glaciaire et une partie de sa faune sont en voie de disparition. Les humains ont déjà conquis le feu et la maîtrise de la fabrication des outils, ce qui leur donne une supériorité incontestable sur leur environnement malgré leur ridicule précarité de singe nu… mais créatifs par nécessité. paléolithiqueIl y a eu des montagnes de romans paléontologiques depuis « la guerre du feu » de Rosny ainé. Alors, qu’est-ce qui distingue celui-ci ? C’est qu’il est « écrit » PAR UNE LOUVE, louve mutante dans cette époque charnière pour les canidés entre la sauvagerie et la domestication. Attachant et palpitant, ce récit de Kaa, la louve maudite, retranscrit 16 millénaires plus tard par Dorothy Hearst va nous faire comprendre bien des éléments de cette union entre les canins et les humains. fillette loupCar derrière l’écriture romanesque, il y a l’érudition profonde tant de l’auteur que surtout de son équipe de travail. En plus, comme T-Bear a vécu pendant des années environné de loups, sentant leur présence sans jamais en avoir vu un vivant même furtivement, ce livre lui a fait comprendre mieux cette attitude circonspecte des loups demeurés sauvages.

Hélène Grimaud avec les loups

Hélène Grimaud avec les loups

Les leçons particulières – Retour à Salem. Hélène Grimaud

Encore des liens profonds entre des loups et une femme, mais en vrai. Tous les mélomanes amateurs de musique classique et de piano connaissent Hélène Grimaud, cette extraordinaire pianiste Française. Ce que l’on sait moins c’est qu’elle a fondé à Salem (rien à voir avec la ville des sorcières) dans l’état de New York un centre de préservation des loups. L’organisation qu’elle a créée reçoit et soigne des loups qui ont été capturées ou blessées ou même qui sont nés en captivité dans des zoo et rachetés par elle pour vivre en presque liberté dans un immense domaine qu’elle a acheté pour cette cause. Mais entendez-là et voyez-la vous-même en parler dans une entrevue de TV5 de 2010 filmée directement dans sa propriété : Hélène Grimaud joue avec les loups.

Elle avait écrit en 2003 une sorte d’autobiographie pleine d’humour sur son enfance un peu à la Didier Van Cauwelaert dont parlait plus haut T-Bear, mais bien différente tant par l’écriture que par la personnalité de l’auteur. Son style en même temps poétique et ardent lui avait beaucoup plu à l’époque. variations sauvagesAvec plus de philosophie mais toujours avec cette passion humoristique (paradoxe de l’artiste) de vivre, elle avait sorti en 2005 « les leçons particulières » et fin 2013, elle a édité « retour à Salem », c’est à dire auprès de ses chers loups qui lui permettent de récupérer son énergie et son souffle bien trop souvent épuisé entre concerts et voyages. Deux très beaux livres que T-Bear a lu avec délice.  

Grainville BisonBison Patrick Grainville.

Avec sa belle plume de conteur, Patrick Grainville nous fait vivre intensément dans BISON le séjour que le peintre George Catlin vécut au milieu des Sioux entre 1828 et 1830. À l’époque où le far west était encore libre des colons blancs et des cow boys, où les Amérindiens vivaient sans bien s’en rendre compte leurs derniers beaux jours au milieu des millions de bisons.

Dying buffalo par George Catlin

Dying buffalo par George Catlin

Ces derniers ne savaient pas que quelques décennies plus tard leur race serait anéantie en 2 ans par les blancs, parce que ces magnifiques animaux avaient la mauvaise fortune non seulement de nourrir les autochtones mais de croiser dans leur transhumance nord/sud la voie de chemin de fer est/ouest. À cette lecture, on ne peut pas rester insensible au souffle de cette grandeur vierge tant de la nature que des Indiens. Ce livre remarquable reconstruit à partir des notes de Catlin lui-même et de ses peintures vous fera probablement verser des larmes nostalgiques… de crocodile.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre aujourd’hui : Le livre que je t’avais prêté.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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2 commentaires pour Au plaisir de lire : les coups de coeur de T-Bear

  1. Belles lectures que je n’ai pas faites … Ah je peux tout de même vous recommander si vous ne les avez point lus : de Didier Van Cauwelaert Le Journal intime d’un arbre et de Gilles Legardinier : Complètement Cramé livre plein d’humour, de tendresse qui m’a bien fait rire et ça fait du bien par les temps qui courent.
    Bon samedi un peu moins humide que le mien .. et pour couronner le tout un petit 12°, bon, il paraît que demain le soleil brillera …

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  2. tbearbourges dit :

    Oh ! Pour nous aussi c’est la pluie aujourd’hui mais du soleil demain comme pour vous.
    J’ai beaucoup aimé le journal intime d’un arbre, mais merci pour complètement cramé, je ne connaissais pas. Bonne nuit et bon dimanche

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