L’énigme éternelle…

« L’énigme éternelle » est le dernier roman écrit par Pearl Buck et dont la traduction en français vient juste de sortir. Hein ? Quoi ? Mais Pearl Buck est morte il y a 41 ans !??! Oui, assurément.

Pearl Buck que les Chinois considèrent toujours comme une auteur chinoise

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Mais cet ultime manuscrit non tout à fait terminé de 300 pages a été retrouvé par hasard lors de l’achat par enchère du contenu d’un garde-meuble au Texas et racheté après authentification par le fils de L’auteur qui vient de le publier. Une véritable histoire romanesque à elle toute seule. énigme éternelleT-Bear a commencé à le lire et ce qui l’a frappé dès le départ c’est que l’écrivain débute le roman par l’odyssée embryonnaire de son personnage. Remarquable prélude à la vie de son héros, puisque tout commence par là. Énigme universelle en effet que celle de la fécondation non pas dans son procédé mécanique mais par la succession des choix qui en découle. Human_ovulation_06Tout d’abord au moment de l’ovulation pourquoi parmi les quelques 300 000 à 400 000 autres ovocytes, celui-ci plutôt qu’un autre est jugé « arrivé à maturité » à ce moment là ? Mystère. Conditions de fertilité favorables, OK. Un rapport sexuel et pas de contraceptif, OK. On y va. spermatozoidesDe 200 à 330 MILLIONS de spermatozoïdes sont propulsés au fond du vagin. Que le meilleur gagne. Marathon du performe ou crève. Ils doivent tous parcourir un incroyable parcours du combattant à rebrousse poil à travers l’utérus et la bonne de l’une des 2 trompes de Fallope pour atteindre l’ovocyte dans « l’ampoule » de dilatation.   » Nous partîmes des millions et nous ne fûmes qu’une centaine à arriver au bord » déclament les spermatozoïdes les vainqueurs. paulo le spermatoAu bord mais pas à bord. Le museau collé à la forteresse imprenable du « pellucide » qui protège l’intérieur de l’oeuf, ils essaient de percer le rempart à coup d’enzymes gloutons. Et voilà qu’elle s’ouvre sur UN élu qui se fait prendre au collet et hisser à l’intérieur. Il va en perdre même la queue mais heureusement pas la précieuse tête tellement la porte étanche se referme vite. Nananère ! Crèvent les autres possibles. zygotePourquoi LUI ? Mystère. Y a-t-il un choix ? Car celui-ci est important puisqu’il déterminera le sexe. En dedans, ce sont les noces ou plutôt la partouze organisée. On s’aime, on s’embrasse, on se fusionne entre les 23 chromosomes de l’ovocyte et les 23 chromosomes du spermatozoïde. Et de cette union naît le zygote, la cellule initiale qui commence immédiatement à se fractionner pour créer un être. La machine à diviser produit de plus en plus de cellules etc. etc. etc. cellule-souche-rajeunirToutes sont parties d’une seule, le zygote. Elles ont chacune une mémoire collective et pourtant chacune va se spécialiser. Moi, je vais créer le foie. Et moi la langue. Et moi la cervelle et moi le bec et moi la queue alouette… Quels sont les critères qui déterminent ces choix de carrière ? Mystère. À l’état d’embryon, le programme est vraiment basique et commun. C’est à partir du moment où il devient foetus que l’ajout de aps et de widgets va personnaliser le système jusqu’à produire l’originalité absolument unique de l’individu. libre arbitre MafaldaEnsuite, ensuite, c’est une succession de choix à travers un brouillard de possibles qui vont bâtir nos vies. Qu’est-ce qui nous détermine à choisir une option plutôt qu’une autre ? Prédestination (programme) ou libre arbitre ? Là est  l’énigme éternelle qui est le sujet du roman de Pearl Buck. 

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre aujourd’hui : Procréation assistée.

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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2 commentaires pour L’énigme éternelle…

  1. Comme d’habitude, les illustrations de ce post sont super ! comme le post d’ailleurs.
    il a l’air Intéressant ce roman de Pearl Buck. Je vais jeter un œil dans une librairie. Je me rappelle avoir lu quelques uns de ses romans, many years ago.
    Bonne fin de journée. Ici, fait frais, il pleut plus ou moins, seul point positif, ça lave ma voiture !

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  2. tbearbourges dit :

    Merci pour vos si tant gentils commentaires. Plus j’avance dans le livre et plus je le trouve intéressant. Ici aussi, le temps a bien lavé ma voiture aujourd’hui 😀
    Bon mercredi de pleine lune en bélier, mon signe.

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