L’idiot du village : les lections

Kh7j6KeiQyNhhxRwGQgqCYdm9DwLes poulettes d’en haut y zavions pas aimé ça quoi qu’j’y disions su leu pi démis dans la mission à Gaston. À disions qu’j’étions conte l’haberration d’la femme cause qu’j’étions un zob cédé sexuel a qu’j’pouvions y toucher à leu minots itou. Qu’à cause ça, zont faite une pet-à-Scion (qui c’est encore çui-là) comme quoi fallions faite veni les gendarmes pou m’chasser du village et m’y mette a prison. Que c’étions des menteries que j’a jamais touché an minotte d’la vie vu qu’a ben beaucoup trop p’tite. Juste les femmes des mineux y étions mariées pou ma mission de bouillotte a m’suffit. Reusement, M’sieur Verjus, not’ maire, ave beaucoup d’les femmes d’en bas j’étions leu bouillotte, M’sieur le curé, pu personne y écoute, le gendarme ave le Gaston y ont défendu à moi. Que le Gaston y s’étions fa dire quaqu’c’étions lui l’salaud pou me s’ploiter  à moi l’idiot pou sa mission a monte la côte des gouttes. Qu’lui itou faudrait chasser le village, même si la liberté la paresse y étions avec lui comme la force. J’y pas ben ben compris. Ceusse du village d’en haut y disions que les lections y s’en viennent à mairie et qu’ça allions chauffer ben raide pou tout y changer vu que M’sieur Verjus y veut pu ête not’ maire à cause qu’y prend sa traite. grenouille-benitier-533807M’sieur l’curé itou y prend sa traite vu qu’y a pu personne pou y payer le dimanche, juste les guernouilles du bénitier qu’on pas ben ben d’argent. A qu’j’avions jamais vu une dans l’bénitier même si j’soyons tenu matin au souaire devant l’bénitier ave un linge rouge comme on ma spliqué pou y trapions. Enco des menteries des futés pou y rire de moi, que j’aimions don pas ça. Même le bergiste y a vendu sa berge à un gars d’la ville que son manger y a pas d’quoi nourri un homme et que c’étions pu bon comme avant. De tous mes amis d’avant, restions pu qu’Monchien qu’a s’fa vieux itou. J’avions mandé M’sieur Verjus pouquoi y prenions sa traite vu qu’étions core jeune. Y m’dit qu’a sent vieux en dedans cause que l’temps avions changé a qu’y aimions pas ce quoi y s’en vient. Moi itou j’y voye qu’avant c’étions l’beau temps a qu’à c’t’heure c’étions plus l’rouillard a la pluie dans mon coeur cause les pis démis de peau grès. h-20-2098057-1275551269M’sieur Verjus y m’dit qu’la dernière chose y faisions pour moi étions d’tirer mon argent pas P’ti boute d’la banque à cause que la banque à c’t’heure c’étions juste d’la finasse pou voler l’pauv monde. La finasse banque m’donnions pu de terret pou l’argent j’y avions donné et à contraire y tirions pou eux beaucoup à mes conomies pour frais du miniss à Scion. Que si j’y laissions y voleraient tout juste au dernier sou que je serions pu l’idiot le pu riche. Que pou tirer mon argent, la sistante sociale a la procure à Scion ma que fa loir a signatu du maire en pusse. Que M’sieur Verjus y sais pas si l’nouveau maire y s’ra honnête ben ben vu qu’y en a beaucoup de mes conomies à banque. Y étions ben d’accord pou tire l’argent pou moi ave la sistante sociale vu qu’elle itou a prend sa traite antipissé et pensions c’étions mieux pou moi mais qu’a fallait qu’a j’trouvions an cachette sû pou pas mon argent y soye volé. Qu’y m’y donnerions par p’tit boute pou pas tirer la tension et qu’à cause que, j’fallions pas qu’j’y dise même à Gaston. Et d’y pas dire eusse tirion l’argent pour moi dans son mission pou pas y a con pliation.  J’y dirions à Gaston enlève je viens d’y dire dans l’telephon. 3095935689A dimanche qu’avions les lections. Qu’avant, y avait les sauces Alice à main gauche avec M’sieur Verjus pou qui je votions, pi à main dréte avions les autes pou qui j’votions pas, même si M’sieur l’curé y m’disions pas voter rouge comme l’enfer. Mais moi aimions ben M’sieur Verjus qui étions bon pou moi et aussi cause que c’étions facile d’y crire la croix devant son nom vu qu’c’étions tout le temps l’dernier sur la lisse. À c’t’heure pense pas que j’votions. Qu’en pusse à main droite et à main gauche y’a un nouveau. L’affront national qu’a s’appelle. Que pou une fois M’sieur Verjus a M’sieur l’curé zétion en accord pou y dire qu’c’étions le Iable comme au temps des boches qui tuaient les idiots dans an gazinière. Que j’voulions pas cuire dans an gazinière et leu servi d’manger. Gaston itou y m’disions d’pas voter pou eux. abstentionnistesMa cause que j’savions pas lire, j’voterions pu. Ç’pu simple. Que le long la campagne tous les con didats y soyons venus m’y dire qu’a si j’votions pou eux ma vie a s’rait pu belle. Même le con didat de l’affront national qu’y veut m’cuire dans an gazinière a dit qu’y s’occuperait ben d’moi. Jamais j’comprenions à cause quoi j’avions pas le droit d’y tirer t’seul mon argent d’la banque à cause que j’soyons idiot et qu’pou voter j’soyons pu idiot ma futé pareil aux autes… P’tête ben qu’les lections ça rendions idiot toute le monde… Dimanche ave Monchien j’allions plus mieux a pêche.

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aujourd’hui : JE SUIS MIGRANT et je nourris les requins !

  

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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2 commentaires pour L’idiot du village : les lections

  1. Vive la pluie … Hum je file me cacher. Toujours aussi plein de bon sens cet idiot du village , bravo et pour l’histoire et pour votre écriture, et pour les illustrations.
    Journée merveilleuse, je suis allée boire un Perrier nature et bien frais dans un café brasserie en bord d’Océan,.
    j’ai failli me trouver transformée en café liégeois … le serveur a loupé son virage et la coupe liégeoise a valsé derrière moi sans me toucher …
    Bon après-midi à l’abri.

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  2. tbearbourges dit :

    Bonne journée de mercredi à vous.

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