La Mamma !

Ce fut en 1963 que Charles Aznavour chanta pour la première fois La Mamma, une chanson composée et interprétée par lui-même, écrite par Robert Gall, le père de la chanteuse France Gall. Ce fut immédiatement un succès international. Voici la version de Frida Boccara que T-Bear a choisie entre plusieurs pour la partager avec vous.

À l’époque, T-Bear avait 23 ans. Il avait repris ses études universitaires après son service militaire et bien qu’assez démuni, il acheta la chanson enregistrée sur disque 45 tours pour l’offrir à sa maman. Dès qu’elle l’eut écoutée, elle ne put retenir son émotion et pleura à chaudes larmes, ce qui n’était absolument pas dans ses habitudes. T-Bear l’avait anticipé, car la chanson décrivait à peu près ce que lui avait si souvent raconté sa maman : la mort de son aïeule, Françoise Décaillet née Mélia comme on disait à l’époque. Dont T-Bear a fait mention dans son billet du 12 mai.

école d'agriculture de Rouiba fondée par Nicolas Décaillet  et administrée par Françoise Décaillet née Mélia, son épouse.

école d’agriculture de Rouiba fondée par Nicolas Décaillet et administrée par Françoise Décaillet née Mélia, son épouse.

Cette Mamma extraordinaire s’est littéralement ÉTEINTE à quelques jours de ses 98 ans, entourée par 4 générations de ses descendants. Elle arriva à un âge si avancé après avoir survécu loin de sa famille à une très dure vie de pionnier dans un environnement dangereux et insalubre, à 12 accouchements et aux décès par maladie de 6 de ses enfants. 

L'atelier de vinification de l'école d'agriculture de Rouiba

L’atelier de vinification de l’école d’agriculture de Rouiba, avec le pensionnat et la maison familiale derrière

Malgré tout, sa souche avait bien proliféré et ses ramifications s’étaient étendues dans tous les coins de l’Algérie et de la France. En ce printemps 1934, tous ses descendants avaient décidé de se réunir pour commémorer les 98 ans de l’ancêtre. Ils étaient venus de Tizi Ouzou, de Constantine, d’Oran, de Paris ou de Tunisie comme la maman de T-Bear pour fêter La Mamma. Après les agapes familiales, tout ce monde là s’était replié à l’ombre des grands eucalyptus pour prendre café et digestif.

fabrique de cigarettes Mélia, famille dont était issue La Mamma.

fabrique de cigarettes Mélia, famille dont était issue La Mamma.

Tout en fumant les fameuses cigarettes Mélia, les hommes devaient discuter certainement de politique avec l’arrivée au pouvoir de Hitler, ainsi que de la toute nouvelle et révolutionnaire « traction avant » de Citroën. À l’époque, le sport n’était pas encore devenu le point central des discussions masculines.IM0108-hrLes femmes parlaient sans doute de leurs problèmes plus pragmatiques d’enfants à élever. Ceux-ci, tout heureux de se retrouver entre cousins et cousines, jouaient… Parmi eux, le frère aîné de T-Bear qui, lui même n’était pas encore conçu. Baignée dans cette ambiance de retrouvailles et de gaieté, la Mamma s’est endormie… C’est une de ses filles qui a constaté que son âme s’était envolée, portée par la chaleur de ce grand bonheur… Mission accomplie et maintenant la paix du grand repos. 

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : The Mamma !

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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2 commentaires pour La Mamma !

  1. Belle histoire pleine de tendresse. Ah la traction, ça me rajeunit. Mon oncle en pilotait une et j’aimais bien quand il me proposait de m’emmener, j’étais drôlement fière.
    Et encore une journée calme qui m’a permis de commencer ce que je dois faire rapidement pour l’association. Demain matin, conversation anglaise dans un ptit café anglais qui vient d’ouvrir en centre ville et …. ? je ne sais point, selon l’humeur !
    Bons moments pour cet après-midi ensoleillé, naturellement.

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  2. tbearbourges dit :

    Oui, toujours ensoleillé et le petit vent frais va à ravir au gros vieux nounours.
    Ici, on est vraiment dans le pays des extrêmes. Ou le ciel est si lourd de pluie et si bas qu’il faut allumer toutes les lumières en pleine journée, ou bien, au contraire l’azur est sans nuage. Je préfère la dernière version 🙂
    Good chat in English tomorrow morning
    Et bonne soirée pour maintenant

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