Nettoyage à sec…

Minous et toutous que T-Bear a observé et à peu près tous les autres animaux se torchent sans vergogne et en public leurs parties intimes à grands coups de langue, ce qui est très économique. les-couilles-du-roi-lion-450x312-49f0c1À part les bébés, malheureusement les humains n’ont pas la souplesse corporelle pour le faire, y compris les yoguistes et les contorsionnistes. Alors, il a fallu trouver d’autres moyens, dont l’incontournable lavage à l’eau…

La toilette dans l'antiquité

La toilette dans l’antiquité

Incontournable ??? Et bien, croyez-le ou non, pendant les 400 ans de l’essor de notre si tant belle civilisation occidentale, l’eau a été bannie de TOUT nettoyage corporel, y compris les parties intimes. Si, si si. maxresdefaultC’est ce qu’a appris T-Bear en visitant virtuellement la très belle exposition qui se tient actuellement sur ce thème au musée Marmottan Monet à Paris : la toilette, naissance de l’intime. Elle est consacrée à l’intimité des dames en peinture, de l’antiquité à nos jours. Messieurs, même pendant la période de lavage à sec, il y a de quoi se rincer au moins l’oeil… .

Fernand Le matte : jeune femme au bain fin du XIXe siècle

Fernand Le matte : jeune femme au bain fin du XIXe siècle

Et c’est là que, eau surprise, il n’y en avait point du XVe au début du XIXe siècle où s’introduisit progressivement mais sûrement dans les moeurs le retour au bain (1 fois par mois pour les riches). L’invention du bidet servit à combler les besoins urgents pendant l’intervalle.

le bidet entre les bains mensuels - peinture de Boilly : la toilette intime ou la rose feuillée

le bidet entre les bains mensuels – peinture de Boilly : la toilette intime ou la rose feuillée

Pendant tout le moyen-âge si décrié, les « étuves » décrassaient régulièrement manants et seigneurs pendant la saison froide, alors que tout ce beau monde se baignait à corps que veux-tu (mais non dévêtu) dans les lacs et rivières comme de tous temps… sauf pendant 4 siècles.

Paris, musée de Cluny - musée national du Moyen Âge. CL2180.

Paris, musée de Cluny – musée national du Moyen Âge. Remarquez que les serviteurs étaient admis car la dame ne se baignait pas nue mais avec une pudique chemise longue.

Alors pourquoi cette phobie si soudaine de l’élément essentiel à la vie ? C’est à cause de la grande peste noire qui a détruit a elle seule de 30% à 50% de la population EUROPÉENNE. Pour une raison mal définie, les chiantifiques de l’époque ont attribué à l’eau la transmission de la maladie. Et donc on a fui comme la peste tout contacte avec un tel élément pestiféré même et à plus forte raison pour le boire, faisant des boissons fermentées leur unique breuvage. 

Toilette par Abraham Bosse 1635. Pas d'eau, mais des parfums.

Toilette par Abraham Bosse 1635. Pas d’eau, mais des parfums.

Et comment faisaient les gens pendant ces 400 ans pour se décrasser au moins l’essentiel ? Ils pratiquaient ce qu’ils appelaient « le nettoyage à sec » avec des linges et en se vaporisant de parfums sauf dans les muqueuses, ça va de soi.

Antoine Watteau : toilette intime. On se nettoyait l'intimité à sec avec des chiffons.

Antoine Watteau : toilette intime. On se nettoyait l’intimité à sec avec des chiffons.

Inutile de vous dire que la vermine festoyait sur leurs corps, ne faisant aucune différence entre riches et pauvres, Ce superbe clair obscur de Antoine De Latour montre justement une femme en train d’écraser une puce ou un pou entre ses ongles.

Georges De la Tour : femme à la puce 1631

Georges De la Tour : femme à la puce 1631

Imaginez l’odeur… Mais T-Bear a appris à ses dépens par l’expérience de sa rustre vie dans le grand Nord sans pouvoir se baigner que tant qu’on sent les effluves des autres, pas de soucis. C’est quand on est perturbé par ses propres émanations qu’il y a problème. D’où, à cette époque, l’usage immodéré des parfums pour les riches et du frottage rituel aux herbes odorantes pour les autres.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : nonos sans viande.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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