manifs, les mercenaires.

Il fut un temps où T-Bear avait ouvert un atelier de peintre portraitiste à Graulhet, département du Tarn, région Midi-Pyrénées, France. Comme il était situé sur une place du quartier médiéval de la ville et dans un ancien magasin avec vitrine, T-Bear l’avait ouvert intentionnellement au public.

L,atelier de T-Bear était tellement public qu'un véhicule est venu le visiter... en passant par sa vitrine - photo Paco

L’atelier de T-Bear était tellement public qu’un véhicule est venu le visiter… en passant par sa vitrine – photo Paco

Il paraît que, contrairement aux femmes, les hommes ne peuvent faire qu’une seule chose à la fois. En tout cas, T-Bear est capable de parler et de peindre en même temps… pas seulement de peindre d’ailleurs diront ses détracteurs avec un grand sourire en coin. Donc, très rapidement son atelier devint un lieu convivial où se réunissait toute sorte de monde, du repris de justice tout frais sorti de prison à la haute société bourgeoise de la ville. « Le confessionnal » comme l’avait nommé l’épouse du Maire.

autoportrait de T-Bear peignant le vide dans son atelier - peinture T-Bear

autoportrait de T-Bear peignant le vide dans son atelier – peinture T-Bear

Parmi eux, il y avait un retraité aux yeux chassieux et à la gueule de travers qui promenait son ennuie jusqu’au « confessionnal » les jours où il n’était pas partie prenante d’une manifestation. Surpris qu’il aille manifester tant pour le Front National (extrême droite) que pour le Parti Communiste (extrême gauche), T-Bear s’en étonna devant lui. « Ah ! lui répondit Michel, mais ça n’a aucune importance. On va là où on nous appelle. » Et c’est ainsi que T-Bear apprit qu’il existait tout un réseau de mercenaires de manifs à travers la France.

Caricature d'un des personnages remarquables qui hantaient "le confessionnal " mais qui n'est pas Michel - dessin T-Bear

Caricature d’un des personnages remarquables qui hantaient « le confessionnal  » mais qui n’est pas Michel. Comme Jésus lui parlait, il aimait corriger curés, rabbins et muftis qui le jetaient dehors.  – dessin T-Bear

Il y a dans chaque département un organisme qui recrute tous les « désoccupés » de l’endroit. Chômeur jeune ou adulte, sans profession définie ou retraité, quel que soit le sexe ou la couleur, tout est bon pour le service. Ces mercenaires sont classés en 3 catégories d’appel. Michel se ventait d’appartenir à la première parce qu’en tant que retraité autonome et indépendant, il était complètement libre de son temps et ne buvait ni ne se droguait. Le taux de mobilité et de fiabilité déterminait la classification pour les 2 autres classes.

La Place du Mercadial dans le quartier Médiéval où T-Bear avait son atelier - peinture T-Bear

La Place du Mercadial dans le quartier Médiéval où T-Bear avait son atelier – peinture T-Bear

Sur appel, ces mercenaires sont transportés, nourris et même logés si la manif se tient aussi loin que dans le Nord de la France. Ils peuvent même recevoir une rétribution plus ou moins conséquente suivant la richesse de leur embaucheurs d’un jour. D’après lui, c’étaient les syndicats qui payaient le mieux et les organismes non gouvernementaux le moins, les politiques se situant au milieu et suivant leur proximité du pouvoir. À leur arrivée, pancartes et banderoles leur étaient fournies en même temps qu’un casse-croute arrosé. Puis, ils étaient dispersés à travers les VRAIS manifestants innocents qui ignoraient tout du procédé et de la provenance de ces renforts, comme de bien entendu.

Deux femmes bavardant dans la rue Panessac du quartier médiéval, tout près de l'atelier - peinture T-Bear

Deux femmes bavardant dans la rue Panessac du quartier médiéval, tout près de l’atelier – peinture T-Bear

En ce temps là, leur organisation occulte de manifestant sur appel pouvait recruter jusqu’à 100 mercenaires dans une ville de 11 900 habitants comme Graulhet. Imaginez le potentiel pour une région de près de 3 millions d’habitants comme celle du Midi-Pyrénées. Au temps où T-Bear s’intéressait à la politique, il avait vaguement entendu parler d’une telle pratique au Québec. Un usage exclusivement pratiqué par certains partis politiques corrompus auquel T-Bear n’appartenait pas, ça va de soi.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : in memoriam.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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