Âge tendre et tête de bois

T-Bear en ses vieux jours est entouré d’adolescents, autour et même au dessus de sa tanière. Il y a Charlotte qui se prépare à y entrer et son frère aîné qui en est presque sorti, deux de ses cousins qui sont en plein dedans et les enfants du propriétaire de la tanière à T-Bear. Dans le passé il a eu ses enfants comme champ d’observation plus les élèves du secondaire dont il s’occupait au Collège Français. Donc, un beau lot d’expérience à son actif. smartphoneLes modes, les musiques et les technologies ont beau avoir changé depuis sa prime jeunesse, le fond psychologique reste le même : le mal dans une peau en pleine mue. Dur dur de sortir de la chrysalide pour devenir papillon. Comme un nouvel accouchement mais mental aussi bien que physique, il ne se fait pas sans douleur autant pour le patient que pour son entourage. Car les 2 côtés se renvoient la balle de l’incompréhension, d’où les drames qui peuvent parfois tourner au tragique. la_jeunesse_desprogesDu temps où il travaillait encore au Collège Français, T-Bear avait écrit ce poème après le suicide d’un des jeunes :

Cri de l’adolescent

Oh! Que dans ma tête sonne le glas!

Maman, maman, pourquoi n’es-tu plus là?

Hier encore ton prince adulé, toi ma fée,

Pourquoi m’avoir mué en crapaud, qu’ai-je fait?

Tu es toujours ma soif et me voici ton désert,

Boulet et chaîne à traîner à travers ta carrière.

Ton monde n’est plus le mien, mais un ailleurs

Cahoté au train faux de ton rêve de meilleur.

Orphelin rebelle pour briser l’inattention,

Je heurte en vain ma tête au mur de tes lamentations.

Coq de façade, mais poussin tremblant tout au fond,

J’erre à tituber en tournant tout en rond.

Dis-moi, toi qui va, me reprochant sans cesse

En quoi suis-je coupable de ma jeunesse?

Pourquoi, pourquoi as-tu cessé de m’aimer,

Alors que j’ai besoin de toi plus que jamais?

J’ai peur de grandir à en crever!

Toi, toi seule pourrais me sauver.

Mais toi, toi, tu n’es plus là

Et raisonne en moi l’appel du glas.

T-Bear

Pour montrer que rien ne change dans le fond malgré tous les changements apparents extérieurs, T-Bear a tiré des catacombes une chanson d’un chanteur oublié qui fut pourtant LA VEDETTE incontestée à son époque : Gilbert Bécaud. Voici son immortelle et toujours d’actualité : âge tendre et tête de bois.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui : nouvelle culture

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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