Slurp ! Miam miam : lo mesturet

Comme nous sommes toujours dans le temps de la citrouille, voici un dessert très facile à faire du pays des ancêtres paternels de T-Bear : la grande région du Lauragais au sud de la France qui comprend celle de Toulouse, du Tarn et de la Forêt Noire. carte2Heureusement moins connue que la Provence, cette région toute en douceur de vivre fut l’origine française de l’appellation de « pays de cocagne » par sa richesse. Elle est plus connue de nos jour pour avoir été le berceau et l’urne funéraire des Cathares. Pays du foie gras, des saucisses de Toulouse et du cassoulet, il est reconnu comme un haut lieu de la gastronomie française.

Le pays de cocagne

paysages tout en douceur du pays de cocagne

Cependant avec humilité mais bonté, le Mesturet (que l’on prononçait autrefois « lo mestourett » en patois) reste un gâteau paysan que l’on retrouve en cette saison dans tous les marchés et commerces artisanaux d’alimentation de la région. Il peut aussi être rissolé sous forme de beignets, mais il est plus couramment présenté en toute simplicité dans un moule à gratin classique ou un moule à tarte à haut bord. La portion servie tiède avec une boule de crème glacée de votre choix en accompagnement, c’est slurp miam miam et ça évite tout effet « estouffadou » comme on dit en patois (bourratif).

mesturet_gateau_passionLe Mesturet

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 1 kg de chair de citrouille
  • 50 g de beurre fondu
  • 25 cl de crème à café
  • 2 œufs
  • 75 g de sucre (ou plus si vous aimez sucré)
  • 75 g de farine de blé
  • 75 g de farine de maïs (vraie farine, pas en maïzena ou en semoule)
  • 5 g de bicarbonate de soude (facultatif)
  • 1 petite pincée de 4 épices
  • Zeste d’une orange
  • un peu de vanille selon votre goût
  • 1 verre à liqueur de rhum (d’Armagnac suivant la recette traditionnelle, mais T-Bear préfère l’Amaretto avec son petit goût d’amande)

Préparation :

Coupez la chair de courge en morceaux et plongez-les dans une marmite avec assez d’eau salée pour tout couvrir. Partez la cuisson à eau froide pour la porter à ébullition pour une cuisson plus uniforme des morceaux. Faites cuire jusqu’à ce que la fourchette s’enfonce facilement dans la chair. Comme la citrouille absorbe beaucoup les liquides en cuisant, laissez égoutter 2h environ et bien essorer en pensant qu’on peut toujours rajouter du liquide à une préparation mais qu’il est plus difficile d’en enlever. Pour ce cas de besoin conservez l’eau de cuisson.

Préchauffez le four à 160°C

Dans un grand contenant à préparation écrasez bien la courge a la fourchette ou au presse-purée de préférence au malaxeur qui liquéfie. Ajoutez dans l’ordre en mélangeant bien: le beurre fondu, les oeufs, le sucre, la vanille et les 4 épices. Rajoutez en mélangeant bien les 2 farines, le zeste d’orange et la crème. Il faut que la pâte soit onctueuse mais pas liquide. Si elle est trop épaisse, rajoutez de l’eau de cuisson. Si elle est trop liquide, vous pourrez quand-même rectifier en rajoutant un peu de farine de maïs.

Beurrez les parois et le fond du moule à et déposez-y la pâte. Laissez cuire au minimum 1h30, jusqu’à ce que le dessus commence à bronzer.

Bon appétit et bonne fin de semaine.

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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