La chasse-galerie… c’est d’la pure vérité !!!

Juste une petite chose qui a changé. Trouvez-là.

Le monde y créye ben dur à c’t’heure qu’la Chasse-galerie y est un mythe des temps superstitieux… Eh ben NON ! C’est la réalité vraie. Vraie comme d’y crère au Père Nouwel.

photo et article de Suzanne Lachance dans le journal Dernière heure

photo et article de Suzanne Lachance dans le Journal de Mourreal

Et pour y prouver : l’accident qui vient d’écornifler le clocher de l’église de St-Prosper en Beauce, pays du Québec. Mais avant tout, pour celles et ceusses qui ne connaissent pas la légende, la voici mise en poème et en chanson par not’ chanteur de cheux nous, Claude Dubois, qui parle des bûcherons d’autrefois.

  Chasse-galerie 

Claude Dubois

À force de rester dans la forêt à s’ennuyer,
Le diable est venu les tenter;
Il fallait deux semaines quand la glace s’était en allé
En canot, pour s’en retourner.
C’était déjà l’hiver, les grands froids nous mordaient les pieds,
Impossible de s’en aller,
C’était déjà Noël, le nouvel An montrait son nez,
Tous les hommes voulaient s’en aller.
Le diâb’ guettant comme un rapace son gibier,
Vint leur offrir tout un marché:
«Dans un canot, dans le plus grand que vous avez
Installez-vous là, sans bouger,
Quand minuit sonnera, vot’ canot d’un coup bougera,
S’élèvera pour t’emporter,
Mais si l’un d’entre vous une fois la fête terminée
Manqu’ le bateau, vous périrez,
Et chez le grand Satan vous irez brûler, ignorés,
Ignorés pour l’éternité!»
Le canot s’éleva, jusqu’au ciel ils furent emportés
Jusqu’à leur village tant aimé;
Chacun revint une fois la fêt’ terminée,
Sauf le dernier, sans y penser
Posant le pied, en embarquant s’est retourné,
S’est retourné sans y penser;
Alors le grand Satan dans un tourbillon de brasier,
Tous et chacun a emporté.
Le plus jeune d’entre eux, le plus méfiant, le plus peureux,
Gardait comme un bijou précieux
Une prière à tuer les diables de la terre,
Et quand il eut enfin cité,
Comme des étoiles, furent soudainement libérés
Devant leur cabane isolée.

Et voici la toune chantée par Garou, Éric Lapointe et son auteur, Claude Dubois :

Faut dire qu’en c’ temps là, ben avant les années tranquilles, ben avant même que T-Bear y soye né, quasiment du temps des dinosaures, l’électricécité, la radio, la TV, l’ordinateur, l’Internet et même le téléphone y en avait pô lo lo. C’était même pas pensable. On créyait juste au Yable et au Bon Dieu du curé.

L'angélus au Québec - photo de Thomas Pietrement inspirée du fameux tableau de Millet

L’angélus au Québec – photo de Thomas Pietrement inspirée du fameux tableau de Millet. pour celles et ceux qui veulent voir la vidéo complète cliquer sur Angélus de Millet

Pi la science  y est venue qu’a tout chambardé pour qu’on crè pu à yien. einsteinMais vois-t’y don pas qu’la sorcellerie a nous rattrape. À preuve cette nouwelle dans l’journal de Mourreal su c’qui s’est passé à St-Prosper. Sauf que, pour sauver la face à la science, les policiers y accusent l’alcool aux pagaies. Mais 10%  de boisson dans l’sang de plus qu’la normale des gens d’la ville, c’est ben moins que la normale pour un VRAI de VRAI bûcheron d’la Beauce. 27552790-b-cheron-potableC’est ben plutôt la faute au maudit Yable qui vient d’lever la tempête de l’année en ce mardi 29 décembre 2015 pour empêcher les pauv’ gars d’bois d’y rentrer fêter comme du monde le nouvel an chez eux.

Photographe inconnu

Photographe inconnu

Et que les sceptiques soyent confondus.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui: vive le progrès.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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