Une vie de chien

T-Bear vient juste de finir le deuxième et dernier tome du roman de l’auteure québécoise Mylène Gilbert-Dumas : une deuxième vie. livremylenedumasDans une première vie, Élisabeth est asphyxiée dans son environnement urbain de Montréal (Québec) par la vie trépidante urbaine et surtout par les dettes que la mégalomanie compulsive de son mari Jean-Marc entraîne. l’abîme se creuse encore plus quand celui-ci perd son travail. Il faut tout vendre. Une annonce pour un emploi saisonnier bien rémunéré les propulse vers le soleil de minuit (titre du premier volume) de l’été boréal du Yukon. deuxiemevie1-210x300Une citadine perdue dans l’immensité et la sauvagerie du Klondike où l’électricité est un luxe, l’eau courante inexistante hors du centre ville et où il faut faire ses besoins naturels dans une bécosse (latrines extérieures) été comme hiver, le derrière piqué par les moustiques en été ou congelé par -40°C en hiver.

bécosse en hiver

bécosse en hiver

Été, hiver : le jour et la nuit. Mode de vie : plus d’un siècle de régression. T-Bear et ses camarades ont connu ce choc culturel comme pionniers de la Baie James dans les années 1970. On surmonte ou on échoue, pas de compromis possible.

le coin de tente à T-Bear en 1971

le coin de tente à T-Bear en 1971

Déchiré par les calamités de cette vie hors de toute modernité, très rapidement le couple divorce. Et c’est Élisabeth qui reste, survit, se maîtrise et se dépasse dans une deuxième vie aux antipodes de la première. Tellement qu’après les nombreuses péripéties qui tracent le sentier de sa nouvelle vie éprouvante mais grandiose, elle devient « musher » professionnelle, terme anglais signifiant meneur de traîneau à chiens de course.

Pour l'amour des chiens, une vie de chie.

Pour l’amour des chiens, une vie de chie.

Expression venue des premiers coureurs des bois Français qui ordonnaient « marche ! » (devenu « mush » en anglais) à leurs chiens. Et « musher » est donc une anglicisation du français « marcheur »questPossédée par la « drogue » tant de son amour des chiens et que des courses de traîneau, elle accède à la huitième place dans la plus éprouvante des courses de traîneau du monde : la Yukon Quest. Sebastian-Schnuelle110 à 20 jours pour parcourir avec ses 12 chiens 1648 km de glace et de misère dans la solitude, à travers vents, monts, vallées et fleuves gelés par des températures entre -20°C et -50°C.

Brent Sass arrives in Circle City

endurance

Un enfer planifié mais voué aux aléas de la météo, des embûches de la glace et de l’endurance tant animale qu’humaine.

Petit repos bien mérité au milieu de nulle part

Petit repos bien mérité au milieu de nulle part

Pour vous donner une idée, T-Bear partage avec vous la vidéo prise par l’un des compétiteurs en 2013 de cette course réputée la plus difficile au monde.

À travers cette magnifique histoire de Élisabeth, vous serez porté(e)s vous aussi par ses émotions allant de l’extase mystique des espaces grandioses aux doutes et désespoirs d’une humanité profonde et vraie. Dallas-SeaveySi vous aspirez à sortir des sentiers battus tout en restant au chaud dans votre fauteuil, ces 2 livres édités aux éditions VLB vous enchanteront. Mylène Gilbert-Dumas : une deuxième vie – tome 1 le soleil de minuit – tome 2 sur la glace du fleuve.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre  aujourd’hui: quand le rêve « joint » la réalité.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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