Les petits poissons des chenaux

Appelé plus chiantifiquement poulamon de l’Atlantique, le petit poisson des chenaux remonte à rebrousse poil le fleuve Saint Laurent de fin décembre à fin février, avec une ruée début janvier, au moment des soldes.

un petit poisson des chenaux

un petit poisson des chenaux

Le plus gros de la horde bifurque à la rivière Ste-Anne pour y frayer. Et de là, les oeufs fécondés dériveront en sens inverse au gré du courant pour atteindre au printemps l’estuaire du fleuve où ils pourront se nourrir et prospérer adéquatement. Les 2 mois de remontée sous la glace sont censés protéger les futurs époux poulamons des prédateurs de surface comme les mouettes.

De la nuit des temps, l'art de pêcher

De la nuit des temps, l’art de pêcher

Hélas pour eux, depuis la nuit des temps, l’humain a appris à briser la glace pour pêcher ce petit poisson exquis en friture. Mais que les âmes crocodilesquement (néologisme T-Bearien) sensibles ne versent pas de larmes en vain : heureusement l’espèce est bien loin d’être menacée. Comme le saumon, les parents meurent de toute façon de leurs ébats amoureux. Leurs bébés ne sont pas inquiétés par l’espèce humaine et la pêche n’est pas industrielles mais plutôt lucrative.

La catastrophe 2016 pour les pourvoyeurs ?

La catastrophe 2016 pour les pourvoyeurs ? – Journal de Montréal

À cause du temps exceptionnellement doux jusqu’au premier janvier 2016 et l’abondante pluie du dimanche 10 janvier, les pourvoyeurs ont été obligés de retirer leurs cabanes de pêche de dessus la glace qui menaçait de briser.

En temps normal à la même époque, les cabanes de pêcheurs sont serrés comme sardine en boîte.

En temps normal à la même époque, les cabanes de pêcheurs sont serrés comme sardine en boîte.

Avec les gros froids que l’on connaît depuis et qui devraient se poursuivre au moins jusqu’à fin janvier, l’espoir renaît au coeur de l’industrie touristique qui en vit. La pêche est quand-même quelque peu compromise cette année. Au grand soulagement de la génération 2016 du petit poisson des chenaux, même si il n’a absolument pas conscience de l’exceptionnelle grâce qui lui est accordée.

Charlotte et son poulamon en 2013 - photo T-Bear

Charlotte et son poulamon en 2013 – photo T-Bear

T-Bear ne peut s’empêcher de faire des parallèles entre les poissons et les électeurs humains. pecheQue ce soit les pêcheurs ou les politiciens, la technique est la même. Il suffit d’affamer la proie, de lui balancer un appât pour cacher l’hameçon et de le tirer de son milieu naturel pour mieux le dévorer.  

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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