L’oiseau bleu

Une lectrice française assidue des blogs de T-Bear lui a suggéré de consacrer quelques billets aux oiseaux non domestiqués ou importés qui vivent au Québec même en hiver.

Avec le geai, l'oiseau bleu a du panache

Avec le geai, l’oiseau bleu a du panache

Il faut d’abord dire que les rapports humains/animaux sauvages n’ont rien à voir avec l’esprit exterminateur des Européens de l’Ouest en ce domaine. Même la chasse est ici très rigoureusement réglementée et le commerce de la viande du gibier rigoureusement restreinte aux pourvoyeurs. ouverture-chasse-humourEn France, la chasse est un fléau qui permet avec un vague permis de tirer sur tout ce qui bouge et n’importe quoi, y compris éventuellement par mégarde sur l’amant de la femme du chasseur. Alors qu’au Québec la familiarité des écureuils enchante les touristes européens, chez eux ils finissent en brochette ou dans une cage à détourner leur ennuie dans une roue.

photo T-Bear à l'Île des Moulins de Terrebonne

photo T-Bear à l’Île des Moulins de Terrebonne été 2015

Au Québec, le métissage qui touche les 2/3 des francophones de souche n’est pas seulement génétique mais avant tout culturel. C’est ce qui en fait autant que la langue une société distincte non seulement au Canada mais aussi dans tout le reste de la francophonie. a35946708f2ec6515a1aac12d3f6e632b5a900ea318ed488d3c9c3dd03f40233Le respect et la cohabitation avec les animaux non domestiqués en est l’une des caractéristiques. Depuis peu, la loi elle même stipule que l’animal quel qu’il soit, à poil, à plume ou à écaille ne peut plus être considéré légalement comme un objet mais comme un être vivant à part entière avec des droits de plus en plus voisins de ceux des humains. 234078-quand-on-installe-mangeoires-notreC’est par amour de la nature et pour leur plaisir que les Québécois même en milieu urbain entretiennent à leurs frais les animaux libres dits sauvages dont ils se sont approprié l’habitat naturel. Il arrive parfois que des non volants volent la place à table des oiseaux. La plupart du temps ce sont des écureuils, mais on peut parfois avoir un visiteur masqué inattendu. Raton-laveur-et-mangeoires-doiseaux-409x307Au sol, à proximité des forêts, il arrive bien souvent qu’en hiver, des cerfs de Virginie viennent quêter auprès des humains du fourrage en cas de disette.

Alors qu’après les avoir réintroduits dans les Pyrénées françaises ils se sont fait exterminer à nouveau, au Québec, des ours viennent parfois profiter des piscines en été.

Aux balcons et dans les jardins, en toutes saisons pendent des mangeoires, des abreuvoirs ou des nichoirs qui permettent aux oiseaux de s’alimenter, de s’abreuver ou de se reproduire pour la plus grande joie des petits et des grands humains.

Et parmi ces libres volatiles sédentaires d’Amérique du Nord qui nous émerveillent, il y a l’oiseau bleu, ce diamant magique de nos forêts et de nos jardins.

le diamant bleu de nos régions

le diamant bleu de nos régions

De plus en plus de geais bleus tourbillonnent pour vider les mangeoires des graines de tournesol qui leur sont entre autres spécialement fournis. Si on les observe bien comme dans cette vidéo amateur, il y a tout un protocole qui permet à chacun de se nourrir pendant que d’autres surveillent les alentours.

Au cas où des prédateurs éventuels comme les chats domestiques en particulier et certains rapaces voudraient n’en faire qu’une bouchée. Ils s’avertissent ou se parlent dans un langage aux vocalises et sonorités très variées.

Ils imitent bien souvent d’autres oiseaux et parfois même le langage humain. geai en volNon seulement ils sont beaux mais manifestement intelligents. 

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui: bourses et cervelles d’oiseau

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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