Champ de Distortion

D’après les scientifiques, toutes nos perceptions sensorielles seraient des réverbérations de vibrations soumises à notre cerveau chargé de les interpréter. Ainsi, l’adage des goûts et des couleurs on ne discute pas devrait-il s’étendre à l’ouïe, à l’odorat et au toucher. Que peut donc traduire de ces vibrations le cerveau incroyablement neuf du bébé à la naissance ? Bebe-pour-savoir-pourquoi-il-pleure-regardez-ses-yeuxAu cours de notre croissance, notre milieu va nous apprendre à discerner et à nommer tout ce que nous voyons, sentons, goûtons, entendons touchons. Cependant tout cet apprentissage est avant tout conventionnel et culturel à travers la langue maternelle. Mais des langues, il y en aurait 874 de l’abaza au ziriène, dont 83 reconnues comme langues officielles de pays. Ainsi, il y a de fortes chances pour qu’un Zoulou ne comprenne pas le mot arbre en français. Et encore, c’est sans compter sur les accents et les idiomes qui distinguent les régions d’un même pays. Ou d’une même langue, ainsi gosses pour un Français signifie enfants, alors que le Québécois y entendra une paire de testicules. Donc cette interprétation des vibrations obéit presque exclusivement à des conventions culturelles et éducatives qui dès la petite enfance nous imposent LEUR réalité. 1915256_145936742442776_322214494877235079_nAinsi suivant le pays qui nous aura vu grandir, aurons nous le dégoût d’un mets qui fera les délices d’un autre. L’éducation nous fait donc prendre pour vérité ce qui est erreur pour un étranger. Mais alors y a-t-il une réalité ou bien celle-ci n’est elle qu’un champ de distorsion conventionnelle et didactique ? Y compris pour les autres êtres vivants. Comment un arbre a-t-il appris à percevoir un humain ? 

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui: la logique des enfants.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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