Nous rêvions juste de liberté…

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté…

Voilà, au mot près, la seule phrase que j’ai été foutu de prononcer devant le juge, quand ça a été mon tour de parler. Je m’en faisais une belle image, moi, de la liberté. Un truc sacré, presque, un truc dont on fait les statues…

Plus le temps passe, plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abîmer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, pour son bien. J’ai le sentiment que, chaque jour, une nouvelle loi sort du chapeau d’un magicien drôlement sadique pour réglementer encore une fois un peu plus nos petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins. Quand je pense aux histoires de Papy Galo sur son enfance, de belles histoires de gosses aux genoux écorchés rouges, je me dis que ça pourrait plus arriver aujourd’hui, parce qu’il est interdit de faire ci, interdit de faire ça, interdit d’aller ici, interdit d’aller là. Le passé, c’est comme un paradis perdu où tout était permis, tout était possible, et puis maintenant, plus rien. »

bandeau-nrjdl-820x510C’est ainsi que commence le nouveau livre de Henri Loevenbruck aux éditions Flammarion « Nous rêvions juste de liberté ». Ce roman est venu chercher au plus profond des tripes de T-Bear. Il l’a ramené au rêve de sa vingtaine quand tout était possible, même si la société hiératique ne permettait pas tout, loin de là. Où le slogan de la jeunesse éprise de liberté était « il est interdit d’interdire ». hippie-hippie-van-love-peace-Favim.com-298843Où on pouvait aller de Paris ou de Montréal jusqu’à Katmandou sans problème à bord ‘une Volks Wagen ou d’une moto. Où l’intelligence prenait le pas sur un diplôme qui n’était pourtant pas encore en déflation. Comme Steve Jobs qui a révolutionné le monde par sa vision du futur et non grâce à des papiers universitaires. Steve-Jobs-Think-DifferentJamais aujourd’hui T-Bear ni son ami Jacques ni tant d’autres ne pourraient vivre leur épopée à la Baie James. Et maintenant que les frontières géographiques autant que du possible se referment presque partout dans le monde, il semble au vieux T-Bear que la cage  de la société rétrécit de plus en plus à mesure que s’effrite, emportée par le vent des interdits. la caverne de Platoncaverne remise à jour par la réalité virtuelle. L’opium du peuple n’est plus dans les religions mais dans les politiques de nos dirigeants véreux.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui: Finie la relâche scolaire !

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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