Le pont de la rivière espoir

En fait, il s’agit de la rivière Apurimac qui serpente avec rudesse au fond des gorges des Andes au pays des Incas. PARTE3APURIMACCANNYONElle serait la source présumée de l’Amazone qui se jette dans l’Atlantique à plus de 6 000km de là. Mais ce qui intéresse et redonne à T-Bear espoir en l’humanité, c’est l’ingéniosité et la simplicité de la construction de ses ponts suspendus au dessus des rapides et des précipices. 660783524_smallLes techniques de fabrication et de montage sont millénaires puisqu’elles datent de l’antiquité Inca. Les tribus andines péruviennes les appellent Q’eswachaka. Les communautés paysannes riveraines, quechuas de Huinchiri, Chaupibanda, Choccayhua et Ccollana Quehue doivent les reconstruire presque entièrement chaque année. Il faut environ trois jours de travail communautaire pour tout refaire. Cette vidéo en montre les détails.

Pour celles et ceux qui sont allergique à l’anglais, voici votre documentation complémentaire d’après les butinages de T-Bear sur Internet. Les familles commencent par couper et tordre une sorte de chanvre afin de réaliser des cordelettes d’environ 70 mètres de long. Elles sont ensuite entremêlées les unes aux autres pour former des cordes de tailles moyennes, qui elles-mêmes seront utilisées pour former six grosses cordes. Elles sont ensuite attachées aux socles de pierre se tenant de chaque côté du pont. Puis deux artisans tissent le pont en partant chacun d’un côté de la rive et en se rejoignant au milieu. c4c1b069-aeb2-4977-8cd4-c2ec93e541faLa fin des travaux est célébrée comme il se doit, par l’organisation d’une grande fête entre toutes les communautés. Car plus qu’une simple voie de communication, ce pont revêt un caractère sacré en reliant entre elles ces communautés dispersées. C’est LE moyen à part entière de renforcer leurs liens sociaux. Il symbolise en plus l’union des humains à la nature, à la tradition et aux ancêtres par l’histoire.

le 6 juillet 2015, pour symboliser le rassemblement des nations panaméricaines, un Q’eswachaka fut construit devant le Capitole à Washington DC, USA

le 6 juillet 2015, pour symboliser le rassemblement des nations pan américaines, un Q’eswachaka fut construit devant le Capitole à Washington DC, USA

Comme quoi, pour parodier St Exupéry, l’amitié et la paix entre les peuples, entre les humains n’est pas de se regarder les uns les autres dans les yeux, ce qui engendre vite un malaise, la méfiance puis la peur suivie de la haine, mais de regarder et d’agir ensemble dans la même direction. Celle du mieux vivre commun.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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