Y a quequ’chose qui tourne pas rond

C’est sûr que c’est pénible de savoir que nous devrons tous périr. Mourir de maladie, d’un accident, dans une catastrophe naturelle ou paisiblement de vieillesse, c’est normal et donc somme toute acceptable. CeK2GkjWwAEGzRYMais crever à cause de l’absurdité humaine c’est absolument révoltant. Car enfin, massacrer une foule en se faisant éclater y compris les couilles et la bistouflette pour pouvoir fourrer (baiser) 72 vierges pendant l’éternité, n’est-ce pas le comble de la stupidité ? Et avec quoi ils vont faire ça ? 102099446_oDe toute manière tuer ou mourir pour des idées c’est le summum de l’aberration humaine, car aucun animal ne serait assez bête pour ça. Et il y a des périodes dans l’histoire de l’humanité où elle est prise de folie collective. Où les extrêmes de tous bords pètent les plombs pour détruire leur propre espèce. CeJIhSYWIAEvYHDT-Bear a entendu souvent sa mère dire combien elle avait été angoissée et culpabilisée d’apprendre qu’elle était enceinte de lui. Dans quel monde cauchemardesque le bébé allait-il naître ? Le nazisme faisait führer aux frontières de la France et le pays était en drôle de guerre. Elle ne devint plus drôle du tout quelques mois après sa naissance. imageC’est donc avec beaucoup d’émotion que T-Bear a lu ce cri de culpabilité suite aux attentats de Bruxelles d’un père à son fils en gestation. Il partage avec vous cette lettre ouverte :

Lettre ouverte de Julien Lagneaux, futur papa, à son fils à naître

Mon fils,

Papa est triste et te demande pardon.

Tu n’es pas encore là et je suis déjà inquiet. Je suis quelqu’un d’optimiste pourtant, j’ai pour habitude de voir le verre à moitié plein et je me targue souvent de pouvoir, plus qu’un autre, apprécier les nuages, le vent et la pluie.

Je t’aime déjà tant, toi que je sens bouger contre ma main, à travers ce ventre. Tu me fascines, m’émerveilles et me fais vivre l’expérience la plus fabuleuse de la vie, alors même que tu « n’es pas encore là ».

Je te demande pardon car aujourd’hui je doute. Je doute de ce que j’ai à t’offrir. Je doute que mes bras puissent te protéger jour et nuit de la bêtise des uns et des autres. Certes, tu en feras toi-même des bêtises, comme j’en ai fait d’ailleurs, et c’est notamment par celles-ci que tu te construiras et deviendras véritablement Homme. Mais ce matin, j’ai le sentiment d’être terriblement égoïste. Égoïste de n’avoir que ça à t’offrir, un monde devenu fou, où la haine n’a jamais trouvé autant écho, où nos libertés n’ont jamais été autant remises en question, où le respect de notre intimité et de notre vie privée est de plus en plus bafoué au privilège de la sécurité d’une part et de la consommation de l’autre. J’en viens à considérer « normal » que notre ADN et nos empreintes soient prélevés et conservés dans un fichier et que notre géolocalisation passe progressivement de la prouesse technologique à une véritable question de sécurité, nécessaire et évidente.

Pardon mon fils de t’offrir tout ça. J’ai été aveuglé par la merveilleuse histoire de la vie. Je suis ton développement avec tant d’impatience, d’incertitudes, d’amour, de craintes. Suis-je à la hauteur finalement? Est-ce que ce monde est à votre hauteur, à toi, et à ces millions d’autres enfants à naître, les Hommes de demain? Jusqu’ici, je n’avais pas réalisé que donner la vie pouvait avoir quelque chose de si terrifiant… Aujourd’hui j’ai réalisé que je passerai dorénavant la mienne à m’employer à te faire aimer la terre, les arbres, les fleurs, le soleil, mais aussi les nuages, le vent et la pluie. Pardonne-moi de ne pas être tout à fait honnête et de parfois te mentir un petit peu pour t’apprendre à aimer cette vie que j’ai choisi de te donner…

 N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : Tintin en Belgique

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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