Fraternité

Certains pourraient croire que le mot fraternité est sexiste puisqu’il exclurait les femmes en ne qualifiant que les frères. Fraternité et fraterie sont issues du mot latin « frater » qui désigne tout membre de l’espèce humaine. Tandis qu’un frère se disait « fratrem » . Cette première mise au point faite pour les puristes, voici la définition de ce mot.

Fraternité : lien de solidarité idéologique, sociale et/ou amicale qui unit un ensemble d’individus.

ob_591603_271-brooks-oursLes ours sont indépendants de nature, mais sociables et conviviaux. Quand la nourriture abonde, ils partagent l’agape sans problème. Chacun pour soi et le miel pour tous. Par contre les abeilles ne peuvent vivre que dans une société génétiquement hiérarchisée, comme d’autres espèces d’insectes.

Condo/HLM à abeilles

Condo/HLM à abeilles

Par ailleurs, en résumant beaucoup, le reste du monde animal se partage entre les prédateurs qui chassent en meute et les proies qui se sécurisent en troupeau. 6465869Et puis, il y a l’espèce humaine qui à travers des millions d’années de précarité a dû se tricoter plus ou moins serré toutes ces manières de survivre. Pendant des centaines de millénaires, le singe nu a été une proie facile pour les grands fauves.

le singe nu, une proie facile pour les prédateurs

le singe nu, une proie facile pour les prédateurs

Ce qui l’a incité à se regrouper en tribus puis en peuples. Incapable de digérer la viande crue ou la charogne, l’être humain fut à l’origine probablement végétarien par nature. Pour s’adapter aux variations climatiques du quaternaire, il serait devenu nomade et carnivore. La nécessité de cuire ses aliments l’a obligé à se regrouper autour du feu et donc à se sédentariser. DSC04739Toutes ces conditions ont peu à peu poussé par nécessité et non par hérédité l’humanité à se fabriquer des sociétés de plus en plus hiérarchisées et complexes pour en arriver aux fourmilières urbaines. Mais, contrairement à ces sociétés d’insectes génétiquement structurées, l’humain est resté ataviquement individualiste comme l’ours. Tous ces paradoxes sont très joliment illustrés par l’adage québécois : chacun dans sa cour et les vaches seront bien gardées. vache-ruminant-Inde-sacré-cliché-réalité-croyance-mythe-religion-ferme-basse-cour-déplacer-animal-animaux-compagnie-animogen-5Toute l’évolution humaine serait donc artificielle, non par goût ou par volonté mais par obligation de survie. Et pour en rajouter, plus les humains se civilisent, plus chaque individu accroît sa dépendance envers autrui pour assouvir ses besoins. Et plus il prend conscience de cette subordination, plus il aspire à s’en libérer. D’où son rêve compulsif d’une utopique liberté. Spirale vicieuse par excellence. images.pausecafein.frimagesthumbsf0dc9f0dc96fe4f0facb4e5e10189ba781cab8134576b-illustration-droles-evolution-homme-technologie-image16-thumb-15f42097d9062bb24a6617afac8c77582fd861aeNoyé dans l’anonymat de l’urbanisation, le plus souvent isolé d’une famille démembrée à cause des aléas du travail,  chacun cherche désespérément à échapper à son sentiment de solitude en adhérant à des communautés qui lui semblent partager des affinités similaires aux siennes… du moment.

L'anonymat urbain

L’anonymat urbain

Microcosme des sociétés humaines, chaque collectivité établit par principe ses propres règles et sa hiérarchie auxquelles chaque adhérent doit se plier ou quitter. Autant de contraintes que chaque ego a avec le temps plus ou moins de mal à supporter. Fraternité par besoin oui, mais pas avec n’importe qui et n’importe comment. C’est là qu’est l’os. 09-08-associations1Trop de MOI, trop d’intérêts contradictoires entraînent tôt ou tard des conflits de personnalité et d’intérêt qui finissent par désagréger toute civilisation, toute société et toute association humaine. Chacun de nous l’a expérimenté un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre. Scrogneugneu ! Pas facile d’être un humain. En conséquence T-Bear vient d’envoyer une demande pour qu’il se réincarne en ours véritable à la première opportunité…ours tire langue

POISSON D’AVRIL !!!!

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : fraternité

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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