Vivre en couple

À travers les diverses espèces du monde animal, la plupart des mâles font zwit zwit ha ha et puis foutent le camp, laissant la femelle se débrouiller toute seule avec la marmaille qu’ils ont pourtant conçue ensemble. La nature étant présumée bien faite, probablement la mère n’a-t-elle absolument pas besoin de s’encombrer d’un autoritaire mari/papa dans son cas d’espèce.

Mante dévorant le mâle après fécondation - photo Léo et Jules de l'école Renaud Sechan

Mante dévorant le mâle après fécondation – photo Léo et Jules de l’école Renaud Séchan

Il y en a même qui se refont une santé en bouffant le géniteur après qu’il ai fait son boulot, comme la religieuse mante. Et puis il y a beaucoup de couples qui durent le temps d’élever la famille. Enfin, il y a les exceptions où c’est à la vie à la mort comme pour les oies ou les loups.

Vivre comme les couples d'oies en parfaite harmonie jusque dans la synchronisation des mouvements - photo T-Bear

Vivre comme les couples d’oies en parfaite harmonie jusque dans la synchronisation des mouvements – photo T-Bear

Dans l’espèce humaine c’est un peu tout ça comme d’habitude, sauf que les cannibales auraient plutôt tendance à déguster leurs femmes, elles seraient parait-il gastronomiquement  plus tendres. Jusqu’à la découverte de l’ADN, la paternité n’était qu’une question de foi. Et c’est pour ça que nos cultures phallocrates ligaturaient la matrice des femmes dans la fidélité absolue à travers les sacrés liens du mariage.

Les liens du mariage - photographie de Gilbert Garcin

Les liens du mariage – photographie de Gilbert Garcin

Depuis quelques décennies ces chaînes ont bien rouillé dans nos sociétés occidentales, sauf aux USA même si ça se Trump énormément. Et c’est là qu’est l’os. Car si les convolants se jurent fidélité at vitam aeternam devant Monsieur le Maire ou Monsieur le prêtre pour le meilleur et pour le pire, pour la majorité des couples ce n’est qu’un voeu pieux… ou plutôt du pieu. Le temps que l’euphorie retombe et qu’on se lasse l’un de l’autre comme le disait si bien Sacha Guitry avec l’expérience qu’on lui attribue. GuitryOn est donc obligé de constater la précarité des couples humains malgré les contraintes légales ou religieuses. À croire presque que chez l’humain un amour qui perdure toute une vie dans un ménage est exceptionnel. T-Bear a le merveilleux privilège d’en connaître au moins un parmi ses amis et à travers ses plus que 70 ans d’observation.

En tandem sur la route comme dans la vie, T-Bear a choisi la discrétion de cette photo de ce couple d'ami pour ne pas les gêner. Mais eux et leur entourage les reconnaîtront immédiatement

En tandem sur la route comme dans la vie, T-Bear a choisi la discrétion de cette photo de ce couple d’ami pour ne pas les gêner. Mais eux se reconnaîtront immédiatement ainsi que leur entourage.

Pourquoi cette incapacité majoritaire à entretenir un lien amoureux libre et permanent ? Serait-on plus bêtes que les oies ? Bien des analyses chiantifiques ont été faites à ce sujet sans explication probante. C’est grâce à son cousin Rémy et aux vaticinations de l’acteur Fabrice Luchini que T-Bear a trouvé ce qu’il cherchait dans cette citation du poète, écrivain et philosophe oublié Paul Valery :

(précision de T-Bear : à l’époque de Valery, les animaux n’étaient pas considérés comme des « êtres » au sens philosophique, seulement les humains de race blanche)

« Il n’existe pas d’être capable d’aimer un autre être tel qu’il est. On demande des modifications. Car on n’aime jamais qu’un fantôme. Ce qui est réel ne peut être désiré car il est réel. Le comble de l’amour partagé consiste dans la fureur de se transformer l’un l’autre, de s’embellir l’un l’autre, dans un acte qui devient comparable à celui d’un artiste et, comme pour celui-ci, tiré de je ne sais quelle source de l’infini personnel »

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : clivage homme/femme

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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