Vente de garage

À Terrebonne, ce fut une fin de semaine de vente de garage, que nos cousins de France appellent vide grenier. Si le temps fut chaleureux et convivial samedi, le dimanche à ne pas mettre une grenouille dehors a refroidi bien des ardeurs. 100_20312_1369777521Qu’importe. À l’ombre de la vente de garage organisée par Sara et ses soeurs, T-Bear s’est bien amusé à jouer au chibani auprès de la clientèle d’Afrique du Nord. La vente consistait principalement à se débarrasser pour quelques sous des jouets et vêtements qui ne correspondent plus à l’inéluctable croissance de leurs enfants. Au moment de l’installation, il arriva que l’un d’eux éprouvât quelque nostalgie à abandonner la peluche, ou le jouet dont l’acquisition lui procura tant de bonheur dans des temps paléolithiques.

graine de star des garageband en herbe

graine de star des garageband en herbe

Comme peut-être ce piano électrique du cousin qu’il jalousât de posséder autrefois et à qui il redonna vie le temps d’exprimer un rêve non avoué d’artiste des rues. En dehors de ces nécessaires ventes familiales où ce qui ne fait plus à l’un fera le bonheur d’autres, il y a celles des adultes. Garage-venteEt c’est là qu’on peut constater ce que le grand écrivain Milan Kundera appelât dans un de ses livres « l’insoutenable légèreté de l’Être ». Tout ce qui est présenté sur les tables à tréteaux des vendeurs amateurs est le rejet de ce qu’ils adorèrent compulsivement il n’y a pas si longtemps. Et tout ce qui sera acheté ce jour là et qui ne finira pas usé dans la poubelle se retrouvera quelques années plus tard dans une autre vente de garage. ventegarage2013Spirale du perpétuel rejet par lassitude de ce que l’on a aimé ? Ou besoin constant de varier ce superflu, chose si nécessaire dont parlait Voltaire ? À la réflexion, pour T-Bear, c’est plutôt l’indispensable légèreté dont l’Être a un besoin vital pour supporter la lourdeur et l’ennui du vivre au quotidien dans nos sociétés d’abondance… Jeune femme qui s'ennuie au bureaudont les heures interminables d’un boulot trop souvent fastidieux sont le pénible prix.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : made in china.      

 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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