Le mouvement perpétuel du désir

Selon Arthur Schopenhauer, le père de la philosophie moderne, chaque être humain est préoccupé toute sa vie par ce qu’il est, par ce qu’il a et par ce qu’il représente pour les autres. T-Bear croit qu’il y a intrication dans ce trio. Difficile de savoir ce qu’on est. 

Psyché de Berthe Morisot

Psyché de Berthe Morisot

Alors qu’on peut facilement détailler son corps au moyen d’une série de psychés ou de photos, on ne peut se faire une idée de son esprit qu’à travers le miroir qu’est l’oeil de l’autre. Et il est forcément déformé par la façon dont on se perçoit soi-même mais surtout par l’image qu’on veut donner aux autres. Ce besoin de paraître auprès des autres détermine ce que l’on a, car c’est aussi notre possession de biens matériels ou spirituels qui peut influencer le regard des autres. D’où le syndrome des « voisins (ou parents) gonflables« . voisins gonflablesL’indifférence d’autrui est insupportable parce qu’elle nous rétrécit jusqu’à l’invisibilité. Je ne peux être QUE parce qu’on me remarque. Et pour ça, il faut que je me distingue à tout prix. Ce qui fait tourner à plein régime la société de consommation au rythme du mouvement perpétuel du désir. 

La roue de la volonté - graphisme T-Bear

La roue de la volonté – graphisme T-Bear

Ce qu’à l’aube de l’ère industrielle Schopenhauer appelait La roue de la volonté : On désire quelque chose (ou quelqu’un rajoute T-Bear), on l’obtient, on éprouve une brève satisfaction, puis on s’en lasse très vite et enfin on en revient inéluctablement au prochain « je veux quelque chose » (Le monde comme volonté et représentation). Schopenhauer spécifiait que notre libre arbitre et notre volonté finissaient par être asservis par ce besoin de posséder : le possesseur devient possédé par sa compulsion de posséder à tout prix. En son début du XIXe siècle aussi archaïque que la préhistoire, il ne pouvait imaginer combien sa pensée a pu être prophétique. decroissance1Dans nos sociétés modernes où le crédit facile rend tout possible et ouvre une voie illimitée à toutes les tentations, où les produits en perpétuelle évolution exigent d’être remplacés sans nécessité d’usure, nous devenons de plus en plus esclaves du besoin de consommer au détriment de la raison et de notre volonté de maîtriser nos compulsions. J’ai, donc je parais, donc je suis.

N’oubliez pas de jeter un clin d’oeil aux insolences d’un T-Bear libre au pays de la poutine en cliquant sur le logo ci-contre 

aujourd’hui : pour passer un bel l’été.    

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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