Le retour

En ce lundi 29 août, près d’un million d’élèves retournent à l’école cette année dans tout le Québec. En ce qui concerne les petits-enfants québécois de T-Bear, Charlotte entre en secondaire 1 (5e française) tandis que Rohan monte en 3e année primaire (CE2 France). T-Bear leur a posé la question rituelle mais piégée : êtes-vous contents de rentrer à l’école ? À une bien rare unanimité la réponse fut fermement négative et pas seulement parce que les vacances sont finies. maxresdefaultT-Bear les comprend parfaitement, lui qui a si tant tellement haï l’école. Comment peut-on emprisonner pendant 7h ponctuées de quelques minutes de récréation et de 3/4 d’heure de repas la fougue et l’énergie juvénile dans une boîte à sardine ? Boîte-de-sardine-en-fer-Mouettes-d-ArvorAu lieu d’ouvrir le besoin actif d’apprendre naturel à l’enfant, on le gave au contraire passivement de matières indigestes. Au lieu d’éveiller son intérêt, on l’étouffe dans de vaines redites en leçons et devoirs. T-Bear a passé les 18 dernières années de sa vie professionnelle dans l’administration d’une école. Il a même fait partie d’un conseil de réforme auprès de la ministre de l’éducation de l’époque. Il sait donc de quoi il parle. De ses recherches, il a conclu que toute cette gabegie vient du fait que l’intérêt des élèves n’a jamais été la préoccupation des éducateurs mais bien plutôt de combler les besoins du moment de leur société. sacré charlemagneEn France, on dit que c’est ce sacré Charlemagne qui aurait inventé l’école. Pantoute. Les premiers à instituer l’école pour tous (enfin… garçons uniquement) furent les Hébreux il y a plus de 2000 ans avec la yeshiva ou école rabbinique. Elle fut copiée par l’Islam avec la madrassa ou école coranique. Ces 2 écoles obligatoires pour tous les garçons âgés de 7 ans n’ont jamais eu pour but que de leur inculquer par la répétition l’apprentissage de leur religion à travers leurs livres sacrés pour en faire de bons juifs ou de bons musulmans soumis.

yeshiva

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La même chose pour les Chrétiens dans les séminaires ou les monastères à la seule différence que l’instruction était réservée à une élite. Obscurantisme recherché dans l’Occident préindustriel pour la masse populaire. Moins un roturier est instruit et mieux la noblesse et la bourgeoisie peut l’exploiter. modern-times-540x304L’ère industrielle allait changer cette perception. Les machines remplaçant de plus en plus les gros bras, nécessitèrent une main d’oeuvre qualifiée sachant au moins lire, écrire et compter. Et c’est pour ça que naquit l’école élémentaire obligatoire.

D’abord réservée à l’élite, le secondaire puis l’université furent accessibles à tous puis à toutes en fonction de l’évolution des besoins industriels puis technologiques. Force est d’admettre que l’école n’est qu’une usine à fabriquer des travailleurs qualifiés SOUMIS aux fluctuations du marché de l’emploi et éventuellement des cadres pour faire tourner l’économie. 1915256_145936742442776_322214494877235079_nL’école n’est donc pas conçue en vue de l’épanouissement de l’élève mais pour le contraindre à cuire dans un moule imposé par sa société. Toute velléité de sortir de ce moulage fut autrefois réprimé par le fouet qui est remplacé de nos jours par le psychologue et les médicaments afin de tuer à tout prix l’individualité, la personnalité et l’originalité d’un enfant. Dans ces conditions, comment nos petits pourraient-ils aimer une école qui n’a jamais été faite pour eux ?     

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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