T-Bear est un graphoman

Il y a les écrivains, les travailleurs de la plume, ceux qui suent sang et eau pour satisfaire leur éditeur et leur public. Et puis il y a les écrivassiers qui écrivent pour manifester leur Être sans chercher forcément la notoriété ou un revenu mais parce qu’ils sont tombés à la naissance dans la marmite de l’écriture comme Obélix dans celle de la potion magique. C’est eux que Kundera appelle les « graphoman ».ecrivainTous les humains ressentent ce  besoin de révéler aux autres leur singularité :  en priorité par la parole mais aussi à travers les arts visuels ou la musique ou l’écriture… ou par la violence quand ils ne trouvent pas d’autres solutions. Car  » chacun souffre à l’idée de disparaître sans avoir été ni vu ni entendu dans un univers indifférent… » (Kundera – le livre du rire et de l’oubli). Alors chacun veut à tout prix paraître tant qu’il est temps en exposant dès que possible à autrui son vécu, ses pensées, ses états d’âmes. Mais voilà, comme l’autre éprouve le même besoin, une conversation se transforme très vite en une joute d’ego où ce que nous raconte l’autre n’a de valeur que si nous pouvons lui retourner notre propre expérience : oui, moi aussi, je… telechargementPour éviter ce dialogue de sourd, il faut avoir une voix prédominante ou l’effronterie de s’imposer et de tenir le crachoir. Ou alors puiser dans ses ressources pour ceux qui bénéficient d’autres talents pour se faire valoir. Et puis il y a les malades comme T-Bear qui se foutent pas mal de la popularité pourvu qu’ils puissent noircir des pages pour exprimer leur pensée. C’est ce qui donne au graphoman l’impression de vivre. 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
Cet article a été publié dans ÉLUCUBRATIONS À T-BEAR. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s