Quand les citrouilles deviennent lanternes

Cette semaine de Halloween affiche au Québec une humeur bien traditionnelle en ce temps de veillée des morts. Ciel plombé, chutes éparses de neige fondante et vent du nord glacial. Bien qu’officiellement la nuit ne tombe qu’à 17h51, la noirceur envahit les rues bien avant ça à cause de la couverture nuageuse. Les gens des villes ont tendance à fuir vers leur maison en serrant manteau et chapeau. marre-du-froid-et-de-la-pluie-allez-en-laponie-il-fait-29-degcPourtant, à peine à l’abri sur le perron et avant de pénétrer dans la chaleur douillette qui les attend, ils ne manquent pas de jeter un coup d’oeil circulaire pour admirer. Autour d’eux, sous le porche de chaque maison, sur les marches d’escalier, le long des chemins et dans les jardins brillent les lanternes de citrouille. img_0005À travers un décor funèbre et malgré leurs grimaces, elles donnent véritablement un air de fête qui remet du baume au coeur. Mais d’où vient donc cette tradition d’allumer l’intérieur des citrouilles ? Bien évidemment des migrants celtes Irlandais ou Écossais arrivés  au XIXe siècle en Canada, chassés par une famine plus ou moins organisée par les Anglais pour s’emparer de leurs terres. Bien entendu, comme tout migrant, ils enrichissent leur pays d’accueil de leurs traditions dont Halloween et la légende de Jack O’Lantern pour les Celtes.

Sculpture de Arrtchie Robertson - photo publiée dans Actualité du 1 novembre 2009

Sculpture de Arrtchie Robertson – photo publiée dans Actualité du 1 novembre 2009

D’un coup de baguette magique ils eurent tôt fait de transformer le rutabaga coutumier chez eux en citrouille originaire du Nouveau Monde. De nos jours tous les Américains du nord creusent et illuminent cette cucurbitacée (bien souvent remplacée hélas par du plastic avec une ampoule électrique, toutes deux made in china) sans plus connaître la légende de Jack O’Lantern que T-Bear vous contera demain.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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