Pas si tant pire que ça…

T-Bear est né pendant la « drôle de guerre », avant que les Nazis ne déferlent sur la France pour l’occuper pendant 4 années suivies de bombardements intenses par nos « libérateurs », du nettoyage vindicatif à la libération, puis de 5 années d’épidémies d’après-guerre. Donc il peut affirmer comme tant d’autres de son âge qu’il a vécu sa première décennie dans la précarité. bombardierQu’il ait survécu à une mastoïdite temporale gauche (âge 2 ans), à un sévère bombardement (4 ans), à la malaria (5 ans), à un rhumatisme articulaire aigu (7 ans), à un début de tuberculose (9 ans) tient du miracle. Il n’y a que la poliomyélite, le typhus, le choléra et la peste qu’il n’a pas attrapé.

la polio

la polio

Et puis se sont installées ce qu’on appelle « les 30 glorieuses » à travers la guerre froide et la peur d’un anéantissement atomique. Or, même si la guerre et les épidémies étaient terminées, même avec la reconstruction et la reprise d’une vie normale, l’espérance moyenne de vie était alors limitée globalement pour les hommes à 62 ans, ce qui était déjà un net progrès par rapport au siècle précédant. Elle est actuellement d’environ 77 ans.  esperance-de-vie-a-la-naissance-des-hommes-etLa mortalité infantile se situait alors autour de 40%, elle est tombée à 4%. En 1950 environ 65% de la population mondiale vivait sous le seuil de la pauvreté, elle n’est plus qu’à 30% de nos jours. En 1950, plus de 65% des humains était analphabète, il n’y en a plus que 15% maintenant. 13290704-la-femme-exceptionnelle-atout-carriere-du-haut-fonctionnaireEn France, les femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944. Leur incapacité juridique face à la tutelle du mari a été partiellement levée en 1938 mais elles n’ont pu obtenir leur indépendance bancaire que 13 ans plus tard. En 1950 rares étaient les femmes à accéder à des études universitaires, encore plus à des postes de direction. Aucune femme n’était chef d’état. À part pour le poste symbolique de Reine d’Angleterre (1952), ce n’était même pas imaginable. De nos jours, même des pays musulman et Israël ont eu des premieres ministres au féminin.family-gathered-around-tv-500x214À l’époque, naissait la télévision en noir et blanc et le téléphone était le plus souvent communautaire. Actuellement la communication mondiale entre les humains n’a jamais été si étendue, si facile et si ouverte. Incontestablement les tendances sont bien orientées vers le mieux en ce début 2017. Le niveau de vie en général n’a jamais été aussi haut dans toute l’histoire de l’humanité. texterEt pourtant… Pourtant en est-on plus heureux pour autant ? À entendre les gens se plaindre, certainement pas. Le pourcentage de personnes qui se trouvent malheureux est inversement proportionnel à toutes ces statistiques. La dramatisation systématique presque exclusivement catastrophique de l’information par les médias de communication et maintenant par les réseaux sociaux en sont largement responsables. Par sa recherche de sensationnalisme à tout prix, elles attisent le pessimisme et le désespoir à travers les populations. Ce qui aurait été ignoré par la masse ou paru anodin il y a 67 ans devient de nos jours une catastrophe cataclysmique. optimismeévidemment tout reste relatif à la perception et à la personnalité de chacun. Il y aura toujours la question du verre à moitié vide versus le verre à moitié plein. Et cette année 2017 qui débute sera ce que nous en ferons.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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