Les amitiés particulières entre enfant et animaux comestibles

enfant-oieCette magnifique photo sur Pinterest a rappelé un souvenir très lointain à T-Bear d’une belle amitié. Il avait entre 5 et 7 ans. Son papa avait eu la bonne idée d’acheter une petite ferme juste avant la 2e guerre mondiale, à peu près au moment de la naissance de T-Bear. Elle leur avait permis de passer la guerre sans carence alimentaire. Vues les restrictions alimentaires, son père l’avait gardée malgré le retour de la paix. Toute la famille habitait en ville où le papa travaillait  mais elle retournait se ravitailler à la ferme en fin de semaine. En plus des champs de céréales et du potager, y prospéraient veaux, vaches, cochons et couvées.

canards de barbarie

canards de barbarie

Dans cette basse cour se regroupaient autour d’une mare artificielle une tribu de canards de barbarie aphones comme il se doit. Détonnant parmi eux tonitruait une incongrue cane de Pékin blanche achetée par erreur à l’âge tendre où la race des canetons se confond. Étrangère, elle était rejetée par le clan des barbares et se trouvait à l’écart bien seule.

canards de Pékin

canards de Pékin

T-Bear et elle s’étaient pris d’amitié comme seule l’innocence de l’enfance le permet. Bien que femelle, il l’avait nommée Gédéon comme le canard des livres illustrés de Benjamin Rabier, le dessinateur de la vache rouge qui rit du fameux fromage. la-vache-qui-ritÀ chaque retour de T-Bear à la ferme, il se précipitait pour gâter son amie, la câliner et la serrer sur son coeur. Et puis un jour, la cane blanche ne fut plus là pour l’accueillir. On lui dit qu’elle s’était envolée si haut dans le ciel qu’elle avait disparu. Fort chagriné, T-Bear bouda le repas dont le plat de résistance était… vous l’avez deviné, du canard aux olives. canard-aux-olivesCe fut son 2e frère pas mal sadique sur les bords qui lui révéla le pot aux roses. La colère de leurs parents contre ce frère confirma l’atroce vérité. Il venait d’avaler une bouchée de son amie très chère. Il n’eut plus jamais de relation amicale avec un animal comestible même familier. 

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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