Loup y es tu ?

Certaines nuits sous la tente au lac Pau pendant l’hiver 1975, T-Bear et son équipe entendaient le chant d’orgue des loups rameuter pour la chasse, glapir à l’hallali et puis psalmodier en choeur leur jubilation du ventre repu après la chasse. C’est l’hymne à la nature à l’état pure. Écoutez.

Tellement beau que T-Bear ne peux plus les entendre dans une vidéo sans avoir de l’eau dans les yeux qui lui monte du plus profond de son intérieur. Heureusement qu’au Québec la chasse au loup est maintenant interdite. Ils permettent de réguler et de garder en santé les troupeaux de caribou. Regardez-les s’ébattre en toute liberté dans cette vidéo, même si certains portent un collier détecteur pour les besoins de la science.

Très respectés par les peuples de l’est de l’Europe et les premières nations d’Amérique, le loup a été décimé systématiquement pendant des siècles par la stupidité superstitieuse et tenace introduite il y a 2000 ans par l’église chrétienne d’occident.  En ces temps antiques, elle avait diabolisé le loup ainsi que le corbeau parce que ces deux animaux étaient les emblèmes des druides à éliminer. À cause de cette diffamation, il a quasiment disparu de l’Europe de l’ouest. Bourrés de ces préjugés. les migrants envahisseurs blancs chrétiens en Amérique du Nord l’avaient systématiquement détruit à coup de primes par tête de loup, comme le montre ce vieux filme.

Qui est le plus implacable prédateur ? Tuer par principe ou pire, pour le plaisir, avec des conséquences désastreuses pour la faune, la flore et les forêts.  Heureusement, paniqués par le désastre écologique ainsi engendré, des scientifiques ont obtenu des gouvernements canadien et américain l’interdiction de leur chasse planifiée des loups et leur réintroduction méthodique dans les grands parcs il y a une vingtaine d’année. Et ce fut le miracle qui dépassa tous les espoirs comme l’explique cette vidéo : comment les loups changent les rivières.  

Merci les loups.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
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