Mais où sont donc passés nos sorcières et nos fantômes d’antan ?

À poltron minet en ce matin frileux du 17 octobre 2017, T-Bear s’en est allé promener ses yeux par boulevards et par rues dans son petit quartier de banlieue aisée. Au point de congélation, ah là là qu’il faisait frisquet ! Un bon vent du nord ouest emportait vers le sud quelques vagues d’outardes criardes et plumait allègrement les arbres de leurs feuilles à peine bronzées par un automne tardif. Tout était encore sombre. Le jour avait peine à ouvrir sa paupière. Et c’est justement cette obscurité enténébrant jardins et maisons qui alerta la mémoire de T-Bear. Traditionnellement les Québécois installent leurs décorations d’Halloween à l’action de grâce début octobre et quelquefois  même fin septembre. Normalement en ce moment à chaque fenêtre, devant chaque maison devraient ruisseler lumières illuminant citrouilles, toiles d’araignées, squelettes et sorcières. Et là, à 14 jours de l’Halloween rien… RIEN. Pas une seule citrouille pour réjouir l’appétit des écureuils. Pas une seule effrayante horreur.

À peine si en substitut des traditionnels épouvantails s’érigent au coin des rues les visages aux sourires béats de corrompus satisfaits des candidats à la mairie d’une démocratie fantôme. Pas de quoi effrayer les enfants, juste peut être quelques adultes angoissés…Mais où a foutu le camp la tradition ? Aux oubliettes ? Ou bien évolue t-elle avec les changements climatiques ? Alors, de retour dans sa tanière, T-Bear troubadour a composé cette fresque numérique pour commémorer l’époque oubliée où l’on fêtait Halloween dès le début octobre et qui remonte aux temps légendaires… de l’année passée.

A propos tbearbourges

T-Bear est mon pseudonyme : T comme Tree (arbre en anglais) et Bear (ours en anglais). Pourquoi un pseudonyme en anglais pour un français ? L'ours (bear) est l'animal totem qu'un ami Cree, un peu chaman sur les bords, m'a donné alors que je travaillais en exploration pour le compte d'Hydroquébec dans le grand nord Québecois. Les Cree ne parlent qu'un dialecte algonquin et que l'anglais. Donc, Robert se transforma en Bear auprès d'eux d'où mon surnom totem Blackbear (ours noir) à cause de ma barbe et de ma grosse voix. De retour en France il y a quelques années, un mien petit neveu me surnomma Tibère en référence à la vedette ours d'un dessin animé qui passait à la TV en ce temps là. Le surnom m'est resté et je l'ai modifié pour y inclure Tree, l'arbre de la forêt tant aimée et mon totem en mémoire de mon ami Cree et de tous ceux que j'ai connu à Mistashibi, Vieux Comptoir, Fort Ruppert et à Matagami.
Cet article a été publié dans Les flâneries d'un réveur bien léché, Terrebonne. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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