LES POÉSIES À T-BEAR

Voici en recueil (mais pas forcément avec recueillement) quelques poésies de T-Bear. Dès qu’il a su écrire et rimer, T-Bear a écrit des poèmes. À l’école, des profs l’avaient surnommé : le poète fou. À l’âge de 18 ans, il avait publié (au frais de ses parents) Un recueille de poème « ombre et lumière » dont certains furent publiés dans le journal La Montagne du Puy de Dôme en France. Au cours des déménagements et à la mort de sa mère, tout a disparu. Un autre recueil encore plus important a suivi après son retour de l’armé. Le manuscrit fut prêté par l’un de ses beaux-frère à un ami qui a été enfermé en prison avec l’original. T-Bear a écrit bien des poèmes à la Baie James dans sa tente. Une grande partie a brulé dans les incendies. T-Bear conserve quelques brouillons à finir et d’autres poèmes écrits au cours des années 1990 qu’il partage avec vous avec les plus récents.

Flâneries d’un pépé tranquille

 

Mes petits sont à l’autre bout de la ville

Et je promène mon âme tranquille

Autour de mon mini monde,

Débridant mon âme vagabonde.

Je me sens… bien.

À la manière d’un chien,

Des feuilles mortes m’accompagnent

En battant devant moi la campagne,

Flairant un peu tout et s’attardant à rien.

Je me sens… bien.

Au loin, la rumeur des humains

Bourdonne comme des abeilles

Pour dire que la vie est là qui veille.

Un écurieux traverse mon chemin.

Je me sens… bien.

Arrive un petit chien

En remuant la queue, il me flaire

Et puis trottine son itinéraire.

La vie qui va, la vie qui vient :

Je me sens… bien.

Un son métallique attire mon regard

C’est un joueur de fer quelque part.

Le soleil à travers les nuages épars

Cligne de l’œil comme ça, pour rien.

Je me sens… bien.

Il en faut si peu, si peu

Pour être heureux.

T-Bear 27.11.2011

Mais où vont toutes ces idées ?

Mais où vont toutes ces idées

Qui explosent dans ma tête

Comme crépitent des fusées

Dans un ciel d’une fête ?

Et ces milliards par seconde

Qui fertilisent notre monde ?

Réflexions d’un Kangourou,

Ou rêveries d’un ours polaire

Élucubrations d’un gourou,

Cris d’amour ou de colère

Idées poussières des temps oubliés

Ou vin nouveau de dernière cuvée,

Pensées obscures, idées lumières,

Composées du haut d’un Parnasse

Ou nées d’une humble chaumière,

Singulières ou doctrines de masses,

Encensées ou bien vilipendées,

Mais où vont toutes nos idées ?

T-Bear 16.10.2011

Déception

Une mouette est venue quêter

Un peu de pain et de paté

Du sandwich que je mangeais.

Mais je ne lui ai rien donné.

Déçue, elle m’a tourné le dos

En criant bien fort et bien haut :

À quoi ça sert ces bipèdes bêtes

S’ils ne nourrissent les mouettes ?

T-Bear 17.10.2011

Au nom de l’amour

Au nom de l’amour,

J’ai voulu bâtir maison

Pour l’abriter des jours

Meurtris par morte raison.

Au nom de l’amour,

J’ai voulu bâtir jardin

Avec une haie tout autour

Pour brider vertu gadin.

Vanité de cloîtrer l’amour.

Serré dans un jardin doré

Ou  dans la plus belle tour

S’étiole quoi qu’on ait adoré.

Que reste t-il de l’amour

Quand fuit le désir

Et qu’au lieu de cour

On laisse l’ennui grandir ?

Que devient sans amour

Celui qui reste délaissé

Sans appel, sans recours

Dans son orgueil blessé ?

Car miroir est aussi l’Amour.

C’est à l’image de nous même

Qui semble le plus glamour

À qui on dit : Je t’aime !

Vieillit ce reflet de l’amour

Au rythme des deux cœurs,

Un peu plus chaque jour

Et puis il meurt.

T-Bear  (22.09.2011)

Bruler de vivre

Libérer l’âme jusqu’à la dérision,

Rire de pleurer et sangloter de rire,

Chasser la mort comme douce vision,

Mais aimer la vie à en mourir.

Flamber d’un cœur qui danse et qui trépigne,

Comme gitane ivre de cadence et de musique,

Pour s’éclater en artifices et en signes:

D’un seul être, Dame de cœur et Roi de pique.

Être marée, séisme et incendie,

Pour ravager l’être de raison,

Casser sagesse et braver interdit

Pour bruler de vivre jusqu’à tison.

T-Bear

En provision d’un grand voyage.

Je rêve de faire un grand voyage

Sur un vaisseau flottant dans le vent

Voguant au delà des grands nuages

Vers mon étoile au bout du levant.

J’emporterais pour tout bagage,

Accroché à mon oreille, un rire d’enfant,

Le ruissellement d’une eau sauvage

Et d’un bel oiseau le doux chant,

À mes yeux, le souvenir de chers visages,

La grandeur émerveillée d’un couchant,

Au bout de la route, le rêve d’un paysage

Et la splendeur d’un automne naissant,

À mon nez, un parfum de femme volage

L’approche grisée d’embrun de l’océan

Une terre d’été à peine léchée d’orage

Et d’un frais labour, l’espoir du printemps,

À mon palais, le chaud velouté d’un potage,

Une sauce relevée à l’ombre d’un faisan,

Une haleine parfumée au lait cru d’un fromage

Et le meilleur crû des vins du marchand.

À mon touché, le velouté d’un massage,

Sur mes lèvres la joue d’un bébé m’embrassant,

La caresse d’une peau de femme comme un hommage,

Et dans ma main, effriter la terre comme un paysan,

À mon esprit, réciter les plus belles pages

Des récits, des poèmes et des chants.

Ainsi, je pourrais quitter la terre sans ambages

Laissant mes vanités, mes luttes et mon méchant.

T-Bear 23/12/98 

St-Valentin

La neige a réduit le monde

À ma petite maison.

Le vent tempête sa fronde

À démanteler raison.

Le poêle ronfle doucement

Et j’ai des provisions.

À l’instant du moment

Se réduit ma vision.

L’instant du moment

Le monde peut hurler dehors.

Gonfle, gonfle en moi l’amant

Et je me sens le plus fort.

Tout seul au monde,

Adam avec mon Ève,

Nos corps se fondent,

Exultent nos sèves.

Dernières caresses

Languissante paresse,

Il fera bien jour matin,

C’est Saint Valentin.

T-Bear

Et tu me demandes si je t’aime encore!

Pour toi, j’ai bâti maison,

Pour effacer en toi la crainte des saisons,

Érigé cheminée sur solide toiture,

Revêtu les murs de belles peintures,

Poncé et ciré plafonds et planchers,

Meublé douillet la chambre à coucher,

L’âme en fête et la sueur au corps

Et tu me demandes si je t’aime encore?

Pour toi, j’ai construit jardin

Pour estomper en toi l’ombre d’un chagrin,

Semé pelouses , gravellé sentiers, fleuri massifs,

Enclos nos chers secrets de haies d’ifs,

Boisé de chênes, de bouleaux et d’érables,

Planté verger de fruits délectables,

L’âme en fête et la sueur au corps

Et tu me demandes si je t’aime encore?

Pour toi, j’ai chantourné ruisseau

Pour étancher en toi l’aube d’un sanglot,

Fait chanter cascade et rire ses eaux

Sur lit de galets et vents de roseaux,

Enjambé le tout d’un arqué pont

Pour épargner tes petits petons,

L’âme en fête et la sueur au corps

Et tu me demandes si je t’aime encore?

Pour toi, j’ai creusé un lac

Pour apaiser en toi l’orée d’un trac,

Repiqué nénuphars et essaimé poissons,

Élevé des joncs et semé cresson,

Fait pleurer un saule et enroché les rives,

Parsemé ses plages de fleurs vives,

L’âme en fête et la sueur au corps

Et tu me demandes si je t’aime encore?

Mais pour toi, ce qui compte, ce qui reste

Qu’importe le héros, qu’importe la geste,

C’est le baiser du coeur et l’élan du corps

Qui témoignent en toi que je t’aime encore.

T-Bear

Pourquoi pleurent ainsi les enfants des hommes?

Poème inspiré de Sapho

 

La marée d’ombre annonce enfin la soirée.

Le soleil étire sa chaleur en volutes moirées

Avant de fermer à regret sa paupière fardée,

Dentelant d’or les collines d’arbres brodées.

Les vaches lentement reviennent des prés.

Une cloche au village égraine sa vesprée.

Les gestes s’alourdissent, comme empotés

Et les femmes s’affairent à la dernière potée.

Dernière graine, ultime repas avant le nid retrouvé,

Les oiseaux s’affairent  à réchauffer leur couvée.

Le chien tourne en rond pour mieux s’envelopper.

C’est le soir, c’est le calme, c’est la paix.

Une dernière lueur sur la journée tire le trait,

Tout en haut une première étoile frileuse apparaît.

Tout en bas, les lampes commencent à éclairer

La détente nocturne tant espérée.

Dans un dernier soupir, même le vent s’est calmé,

C’est à peine si l’arbre agite sa branche palmée

Comme pour bercer ses locataires ensommeillés.

Soudain des cris  de bébés déchirent la veillée:

À la peur ancestrale du noir, tous les petits sont confrontés,

Mais enrobés de chaleur maternelle, ils sont vite confortés.

Loin des parents, l’enfant des hommes inconsolé

s’endormira en pleurant dans sa chambre exilé.

T-Bear

Le rap du téléphone

 

Début de matinée,

Rapport pas terminé,

Le Patron me crie après,

Le téléphone sonne sans arrêt.

Tout se brouille dans ma tête.

J’en ai marre, je file aux toilettes,

Pour que personne ne m’embête.

Je m’assieds sur la cuvette.

Le mobile vient à sonner

Et c’est comme ça toute la journée,

Pas le temps de me soulager,

Pas le temps même de manger.

Partout, partout le téléphone me suit,

Je ne sais plus où j’en suis.

Je deviens fou, je quitte mon emploi,

Je plaque le boulot et je retourne chez moi.

Et là mon téléphone m’attend,

Avec son clignotant.

J’écoute bien sage

Tous mes messages.

Il y a les impôts

Qui veulent ma peau

Et l’électricité

Qui menace de cécité

Et mon loyer

Qui veut être payé

Et les vendeurs de pubs

Qui m’entubent

Et ma blonde hystérique

Qui m’astique.

J’en ai marre.

Je fous le camp dans un bar.

Je me lève une minette

Pas trop nette.

On se danse un rap,

Le mobile me rattrape

J’avais oublié de le fermer,

Ça ne s’arrêtera donc jamais?

C’est ma blonde qui s’ennuie.

Elle veut qu’on passe la nuit.

Je vais donc la chercher.

Téléphones débranchés,

Ça ne fait pas un pli,

On se met au lit.

Au moment de bien faire,

En directe de l’enfer,

Un appel de ma mère

Qui bloque mon affaire.

Voilà ma blonde en colère!

Mais qu’est ce que je peux y faire?

Je suis devenu complètement obsédé.

Au numéro que vous aurez demandé,

Un jour, il n’y aura plus personne:

Je serai pendu au téléphone

T-Bear 8/11/98

Que reste-t-il

Où est parti ce temps

Qui ne reviendra plus?

Il reste pourtant

comme un livre à peine lu.

Livre des heures que l’on feuillette

Au temps où vieillesse plie le dos,

Où les souvenirs s’émiettent

Autour de ce qui fut beau…

Autant en emporte le vent

Comme feuilles mortes

De mon automne levant

Qui bientôt fermera la porte.

Souvenirs, pensées, émois,

Où irez vous, dissoutes et désolées?

Comme les atomes de mon moi,

À jamais dispersés, envolés?

Ne reste-t-il donc une once

De tout ce qu’on a vécu?

En vain je cherche la réponse,

Mais les morts se sont tus.

T-Bear

Noces divines

Il y a la Mère, la mer

Et il y a l’air, le Père.

Alors le prêtre, le soleil

Chasuble de vermeil

À la lumière les unit

Avec cérémonie.

Inlassables caresses,

Vagues de tendresse

De l’époux à la mère

Du vent sur la mer.

Etreinte et spasme

D’un inlassable orgasme.

Semence qui s’écoule

Sur la houle qui roule

Les germes d’un rêve

Déferlant sur la grève

Sensuellement aspergée

D’une vierge émergée.

Continent ou île,

Terre, terre fertile,

Utérus chaud et fécond

Creuset où tout se fond,

Forge où se construit

Tout simplement la vie.

Et moi, moi je suis!

Moi, je suis le fruit

De cette ferveur intense,

De cet amour immense

De l’eau, de l’air et des cieux

Hymne au grand rêve de Dieu.

T-Bear  le 28/10/98

Il y a des matins

Il y a des matins chagrins

où le coeur est si gris

qu’aucun soleil serein

Ne vous sourit.

Des matins qui lèvent

L’esprit barbouillé

Par un tas de rêves

tout embrouillés.

Des matins qui pleurent

on ne sait pas pourquoi

Avec un brouillard au coeur

Comme purée de poix.

Et il y a des matins sourire

Comme un hymne à la vie.

Tout soudain vous attire,

Un petit rien vous ravit.

Des matins lumière

Où même un ciel tout gris

Rend l’âme altière

Et vous sourit

Il faut si peu de chose

Pour changer un coeur,

Le rendre morose

Ou lui porter bonheur.

T-Bear 17/11/98

Les vieux d’aujourd’hui

Et voici que leur vie s’achève

Au fond d’un centre d’accueil,

Emiettant leurs derniers rêves,

Un pied chaussé de cercueil.

Ils ont aimé, souffert et bossé

Avec tant d’histoires à raconter,

Tant d’expérience, tant de passé

Mais plus personne pour écouter.

Ils n’ont que le dimanche en tête,

Les visites pour éclairer leurs habitudes.

Même dans leurs habits de fêtes,

Ils restent perclus de solitude.

Quelques bisous, quelques gestes

Si vite donnés, si vite passés

Méditant sur leur sort

Avant de s’effacer

Dans la mort.

T-Bear 22/11/99

L’IDÉE D’ÊTRE

Je suis un espoir d’être,

Un humain en germe

Jailli d’un sang d’ancêtres

Dans un torrent de sperme.

Je suis espoir d’âme,

Particule minuscule

Accroché au ventre de femme

Sous forme d’ovule.

Croissez et multipliez

Cellules et atomes

Demain je vais crier

Que je suis un homme

T-Bear

L’amant désuet

Entre vous et moi,

Vous? Vous où toi?

Le tu serait-il comme un serment

Où se lierait le principe des amants?

Le vous plus sérieux, plus savant

Serait-il de mise avant?…

Ah! Parce qu’il y aurait avant et puis après?

Et pendant? Alors, qu’est-ce qu’on dirait?

J’emploie tu pour les parents, les amis,

parce que c’est comme çà, c’est admis.

Le vous serait protocole d’étrangers.

Mais entre nous tout vient de changer.

Alors entre nous, pour ce moment-ci,

Si l’on s’inventait un mot plus précis?

Symbole de serment que l’on créerait

Juste pour nous, comme un secret.

Un nouveau code pour nous même

Qui dirait aux seuls nous: je t’aime!

Comment? Qu’y-a-t-il? Tu ris?

Tu n’as rien compris?

C’est ringard pour toi?

O.K., on se tutoie.

T-Bear

Invisible

Qui es tu, toi que voilà

Toi qui me frôla

Toi qui me regarda

Comme si je n’existais pas?

Assis sur mon banc de bois

En plein centre de la place

Au milieu des gens qui passent

Et personne ne me vois.

Je suis tout seul au monde

Dans ce désert peuplé

De foule qui tourne en ronde,

Chacun parfaitement isolé.

Prisonniers de leurs problèmes,

À leurs oeuvres affairés,

Ils errent en ombres blêmes

Sans même me regarder.

Et moi, moi, je les vois passer

Cherchant à deviner à leur air

L’avenir, le présent, le passé

De tous ces gens qui m’indiffèrent.

Des gens, des gens tout autour

Et personne, à qui parler.

Comme enfermé dans une tour

Je reste invisible, tout isolé.

Arrêtez vous juste un instant,

Sortez un peu de votre piste

Et dites moi en me regardant

Qu’enfin oui, j’existe.

Dis moi, qui es tu,

Toi l’inconnu

Qui m’a frôlé

Sans t’arrêter?

T-Bear 8/11/98

Enfants d’aujourd’hui

 

Enfants errants

en désert des grands,

Orphelins de la misère,

des carnages et des guerres,

Otages involontaires et innocents

De la déchirure d’entre leurs parents,

Que pourront-ils donc bien faire de la vie,

issus du divorce, ces enfants d’aujourd’hui?

Bâtards légaux de trop de pères ou bien de mères,

Résidus de naufrages dans cette valse d’éphémères,

les voyez-vous, largués au plus vite dans les garderies

Téter en vain l’amour des mercenaires aux mamelles taries?

Et pendant ce temps là leurs parents énervés et haletants,

courent après la job, après l’amour, après le temps.

Mais le temps s’émiette au fil des heures perdues

À peine nés que leur belle enfance s’est fondue

En brume sans joies entre l’école et la télé.

Les voici devenus adolescents échevelés,

Plus inconnus, encore moins écoutés,

En mal d’avenir, en peur d’exister.

À qui la faute, par qui la révolte?

Ce qui est semé, on le récolte.

Mais demain, oui, demain,

Quel sera leur chemin?

À nouveau je t’aime

Ou bien le même?

T-Bear

Cri de l’adolescent

Oh! Que dans ma tête sonne le glas!

Maman, maman, pourquoi n’es-tu plus là?

Hier encore ton prince adulé, toi ma fée,

Pourquoi m’avoir mué en crapaud, qu’ai-je fait?

Tu es toujours ma soif et me voici ton désert,

Boulet et chaîne à traîner à travers ta carrière.

Ton monde n’est plus le mien, mais un ailleurs

Cahoté au train faux de ton rêve de meilleur.

Orphelin rebelle pour briser l’inattention,

Je heurte en vain ma tête au mur de tes lamentations.

Coq de façade, mais poussin tremblant tout au fond,

J’erre à tituber en tournant tout en rond.

Dis-moi, toi qui va, me reprochant sans cesse

En quoi suis-je coupable de ma jeunesse?

Pourquoi, pourquoi as-tu cessé de m’aimer,

Alors que j’ai besoin de toi plus que jamais?

J’ai peur de grandir à en crever!

Toi, toi seule pourrais me sauver.

Mais toi, toi, tu n’es plus là

Et raisonne en moi l’appel du glas.

T-Bear

Derrière…

Derrière la vie, il y a la mort

Et derrière la mort, la renaissance.

Derrière l’esprit, il y a le corps

Et derrière l’oubli, la réminiscence.

Derrière l’arbre se cache la forêt

Et derrière la feuille, une vie ignorée.

Derrière chaque étoile, il y a l’univers

Partout derrière une face, se trouve l’envers

Même derrière le despote, il y a une âme.

Derrière chaque homme, une femme.

Derrière le menteur se tient le fiable,

Comme derrière Dieu est le Diable.

Derrière la foule, il y a la solitude

Et derrière la solitude un désert peuplé.

Derrière le génie se dresse la platitude

Comme derrière le beau se reflète le laid

Derrière le soleil s’étend l’infini univers

Comme derrière la croix il y a la foi.

Derrière chaque tout, il y a un revers

Et derrière moi, il ya quoi?

T-Bear

Dodo l’océan

Et si le ciel était miroir d’océan?

Les nuages y seraient crêtes de vagues,

Les oiseaux, ses poissons volants

Et les ramures, ses algues.

Nos fusées seraient vaisseaux

Drainant d’une planète à l’autre

Aventuriers commerciaux,

Emigrés ou bons apôtres,

Comme au temps des caravelles

Pour explorer l’espace

En quête de richesses nouvelles,

Mais c’est en haut que ça se passe.

Les océans enfin libérés

De la rapacité de l’homme

Pourraient en toute tranquillité

Faire un petit somme.

T-Bear

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